Le Vagabond peut recevoir le prix que j’aimerai bien décerner. Celui du film qui met très mal à l’aise les papis venus aux séances de l’après-midi d’un festival. Car son sujet, comment la frustration sexuelle pousse un jeune homme juif orthodoxe au crime, est plus que complexe. Heureusement, Avishai Sivan ne réussit pas qu’un film qui met mal à l’aise, mais montre d’intéressantes qualités pour un premier film.
Le premier talent de réalisateur est formel. Il sert une symbolique de frustration et de solitude avec une recherche extrêmement léchée, même quand il s’agit de poubelles, d’œuf, ou de portes. Il n ‘ y a pas un plan dégueulasse ou inutile dans Le Vagabond, film quasiment sans dialogue. Lire la suite…
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