Posts Tagged ‘parodie’

Black Dynamite, de Scott Sanders

Mardi, janvier 19th, 2010

 Black Dynamite, de Scott Sanders

+ Black is beautiful

Avec Jackie Brown, Quentin Tarantino a arrêté sa carrière de réalisateur pour épouser celle d’historien du cinéma bis. Son sujet d’alors: la Blaxploitation. Un genre bien à part qui vaut pour lui-même autant que pour ce qu’il représente : un accès totalement libre des Noirs américains au média cinéma. Le capitalisme hollywoodien s’est rapidement chargé de la remettre dans le rang mais la Blaxploitation a eu le temps de vivre quelques belles années. Là où Tarantino a choisi l’hommage par la modernité, les auteurs de Black Dynamite ont préféré l’hommage par la parodie.

Michael Jai White, tel Prince en musique, connait tout des arts martiaux (il aurait 7 ceintures noires dans 7 disciplines différentes) mais il sait aussi utiliser les muscles de ses mains puisqu’il a co-écrit le scénario. C’est lui qui interprète ce type cool et invincible capable de satisfaire 5 femmes en même temps. Notre OSS 117 à nous en quelque  sorte. En moins marrant toutefois (question de culture sans doute) malgré le même genre d’histoire un peu débile avec complot invraisemblable et fourbes Chinois.

Le film garde ce qui faisait la saveur de ses prédécesseurs. La même photo, la même musique funky-soul, les mêmes répliques « in your face », les mêmes faux-raccords, les mêmes micros dans le champs, les mêmes dealers à moustache. Surtout, le méchant ne change pas : le pouvoir blanc, effrayé par la minorité  noire.

Et le héros appelle les femmes « mama » alors ça me le rend sympathique.

Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer

Vendredi, décembre 4th, 2009

168637 36da33f1cc2fc590863fd954a7abfd70 Bienvenue à Zombieland, de Ruben Fleischer

Il est làWoody ++

Hollywood a essayé d’en faire une star dans les années 90. Le public n’a pas suivi. Les réalistaeurs n’allaient pour autant se passer de Woody Harrelson. Le monsieur s’est depuis specialiseédans les seconds rôles de luxe. C’est le lot confortable des rejetés de la A-List comme lui ou Alec Baldwin, génial à chaque sortie depuis qu’il a accepté son statut de numéro 2.

Zombieland donne l’occasion a W.H de briller en brute con-cool. Comme à chaque fois, il s’en sort très bien avec cette gueule, mélange de bogossité, mystère et débilité. Le film aurait toutefois été efficace même sans lui. Moins drôle et parodique que Shaun of the dead qui nous évitait la bluette teen-comedy, Zombieland reste une agréable variation sur le film de mort-vivants avec ses passages obligés – route déserte, supermarché vide, hordes menacantes, ville abandonnée- qui tient grâce à ses personnages, du geek à la gamine en passant par la bombasse et Woody le dur donc.

Le monde (presque) perdu de Brad Silbering

Mardi, septembre 1st, 2009

 Le monde (presque) perdu de Brad Silbering

+ La parenthèse, c’est parce qu’on n’est pas chez Spielberg

Je pense que contractuellement, Will Ferrell doit finir torse nu et pousser la chansonnette. Ca fait partie de ce qu’on attend dans un film avec ce membre honoraire du club des mecs les plus marrants de la Terre. Là, on rigole moins que d’habitude tout de même. Le monde (presque) perdu fait très brouillon et sous-contrôle à la fois. Le mélange aboutit à un manque de rythme dommageable. Sauf dans la première et la dernière scène au grain de folie typiquement Ferrellien.