







Je suis déçue par Crazy Stupid Love. Comme après un rencart avec le beau gosse du lycée qui serait devenu un peu bedonnant. On aperçoit encore la lueur de sa gloire, mais le fantasme tombe piteusement à l’eau face à un front dégarni et deux ou trois tics de vieux garçon.
Le premier rencard était I Love You Phillip Morris, éblouissant sur toute la ligne. Alors on rit devant Crazy Stupid Love, il y a même des moment où on se bidonne. Steve Carell n ‘est pas né de la dernière pluie des petits comiques. On bave tel un boxer devant Ryan Gosling. Le savoir faire technique ne sauve pourtant pas d’une INCOMMENSURABLE niaiserie moralisatrice. Lire la suite…




Ne vous fiez pas à cette affiche merdique, car Another Happy day est un petit bijou. Dans tous les festivals il y a des films sur la famille dysfonctionnelle, voici celui de Deauville 2011.La famille Hellman (tout un programme) se retrouve pour le mariage du Dylan, jeune homme lisse incroyablement normal, le seul. Les préparatifs font remonter les blessures des parents divorcés, des demi frères et sœurs abîmés, et des oncles et tantes barrés. Lire la suite…








Pourquoi tu pleures ? est un film qui tient la route. Et moi, une réalisatrice française compétente, ça me fait plaisir, même si son film donne le cafard. Sous ses airs de « comédie romantique à la française », assez souvent marrant, son film récupère habilement l’esprit initial de la comédie romantique, c’est-à-dire « construire du drôle sur du dramatique ».
Le dramatique c’est Benjamin Biolay, le cheveux gras, la famille menue (une sœur psychorigide, une mère cinglée), le traumatisme du père absent et la peur de l’engagement Lire la suite…




















De l’œuvre de Jonathan Demme, c’est sans doute Le silence des agneaux qui passera la postérité. Et c’est très bien comme ça car c’est un super film. Déjà dans les années 1990, Hannibal remuait ses raisonnements tortueux dans l’enfance de Jodie Foster, redonnant à la psychanalyse son premier grand rôle-titre au cinéma depuis La maison du Docteur Edwardes. Alors quand Demme plonge la caméra dans le marasme des traumatismes familiaux, ce n’est pas si étonnant, même si, pour être juste, il lui crée une esthétique très spécifique, verdâtre et réussie. Lire la suite…



