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Valentine’s Day, de Garry Marshall

Mardi, février 23rd, 2010

valentine s day 000072 Valentines Day, de Garry Marshall

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Si les Américains dominent le monde, c’est grâce à des films comme  Valentine’s Day. Pas besoin qu’ils soient bons. En l’occurence, celui-ci n’a rien d’indigne mais il se situe à des années lumière de Love Actually, référence absolue catégorie comédie romantique. Gros manque de rythme, d’humour et de surprise, ce qui ne surprendra personne de la part de Garry Marshall, homme à la carrière construite autour du succès disproportionné de Pretty Woman.

Rien à voir donc avec la qualité intrinsèque de ce produit de consommation grand public. Non, la force de frappe des Américains, c’est leur casting. Riches, pauvres, jeunes ou vieux, tout le monde est beau et vit dans un logement première classe. Les gros se comptent sur les doigts d’une main boudinée. Ils sont juste bons à vous ralentir dans les aéroports ou à se lamenter après s’être fait larguer.

Et puis, en Amérique, l’amour, le vrai, est le plus fort. Alors on punit Jessica Alba pour avoir eu le courage d’assumer ses (non) sentiments. Pour elle, ce sera moquerie de réceptionniste et soirée  avec son chien. Bien fait. La prochaine fois, elle n’aura qu’à être  aussi mielleuse que les autres.

Toy Boy, de David McKenzie

Vendredi, juillet 24th, 2009

toy 225x300 Toy Boy, de David McKenzie

+++ On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche

Ashton Kutcher nous avait déjà fait le coup avec L’effet papillon. Un film sur l’implacabilité du destin déguisé en chick-flick (comprendre truc pour gonzesses). Le temps dira si Toy Boy est un chef d’œuvre sous-estimé mais c’est déjà une grande réussite.

Le film démarre sur Los Angeles, ville-symbole du rêve américain vue des collines, et une réplique qui donne le ton : « Sans vouloir me vanter, je suis irrésistible ». Suit une demi-heure de conseils de drague comme les assènent les coaches en séduction à la mode depuis Hitch. On apprend notamment qu’au début d’une relation, un mec marque des points (3 pour un orgasme par exemple) et qu’à 26, c’est dans la poche, il peut retourner regarder le foot à la télé. Mais là où Hitch s’enfermait dans le politiquement correct, Toy Boy dérape joyeusement.

Le métrosexuel Niki, ourlet, boucles d’oreilles et bretelles apparentes, se tape une avocate plus âgée (l’ombre de Demi plane) en échange de sa carte bancaire, se fait faire une gâterie par un casque de foot US, refait le coup de l’amoureux à une amie d’enfance. Avec ce cruel constat : l’envie d’épouser sa partenaire pendant l’acte se transforme en dégoût d’être touché après l’orgasme. On filerait tout droit vers un truc joliment misogyne si Niki tombait pas sur lui en meuf. Et là, ça bascule. On n’est plus dans la fausse comédie romantique mais dans le vrai drame amoureux. Parce que le rêve américain coûte cher et que les sentiments n’ont jamais rien rapporté.