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	<title>le blogbuster &#187; intégration</title>
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	<description>Chroniques cinéma de Ripley et Maverick</description>
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		<title>Amerrika, de Cherien Dabis</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2009 09:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maverick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[2 étoiles]]></category>
		<category><![CDATA[assimilation]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[intégration]]></category>
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		<description><![CDATA[Lassée d&#8217;être traitée comme une terroriste, Mouna quitte la Palestine pour rejoindre les Etats-Unis, où elle est traitée comme une terroriste. La Palestine, le terrorisme, les Arabes, c&#8217;est juste un fond. Parce qu&#8217;au fond, toutes les histoires de migrations se ressemblent. Un émigré va toujours là où il n&#8217;a pas vraiment envie d&#8217;aller et où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lassée d&#8217;être traitée comme une terroriste, Mouna quitte la Palestine pour rejoindre les Etats-Unis, où elle est traitée comme une terroriste. La Palestine, le terrorisme, les Arabes, c&#8217;est juste un fond. Parce qu&#8217;au fond, toutes les histoires de migrations se ressemblent. Un émigré va toujours là où il n&#8217;a pas vraiment envie d&#8217;aller et où on n&#8217;a pas vraiment envie de vous voir. Même aux Etats-Unis.</p>
<p><span id="more-185"></span></p>
<p>A la télévision, des bateaux d&#8217;Albanais qui s&#8217;échouent sur les côtes italiennes, ça inquiète. Au cinéma, ça touche. Parce qu&#8217;un film donne un visage. Comme celui, rond, candide et optimiste, de Mouna. Celui de sa soeur a les traits plus durs. Sa soeur, c&#8217;est celle qui n&#8217;a jamais cru au rêve américain, qui fantasme un bled idéalisé, qui ne veut pas manger de cheese-burger, qui n&#8217;accepte pas que sa fille se sente plus d&#8217;ici que de là-bas.</p>
<p>L&#8217;une se bat pour s&#8217;intégrer. L&#8217;autre résiste pour ne pas s&#8217;assimiler. Le combat est touchant des deux côtés.</p>
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		<title>Gran Torino, de Clint Eastwood</title>
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		<pubDate>Tue, 05 May 2009 13:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maverick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[3 étoiles]]></category>
		<category><![CDATA[clint eastwood]]></category>
		<category><![CDATA[gran torino]]></category>
		<category><![CDATA[intégration]]></category>
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		<description><![CDATA[Gran Torino rend triste. Parce que Clint Eastwood y apparaît plus vieux que jamais. Du coup, on réalise qu&#8217;un jour, il va mourir. Et pire, arrêter de faire du cinéma. Hollywood perdra alors son tout dernier monument. Un vieux qui donnerait presqu&#8217;envie de voter Républicain. Un vieux qui arrive à rendre touchant même un raciste [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: trebuchet ms"><em>Gran Torino</em> rend triste.<br />
Parce que Clint Eastwood y apparaît plus vieux que jamais. Du coup, on réalise qu&#8217;un jour, il va mourir. Et pire, arrêter de faire du cinéma. Hollywood perdra alors son tout dernier monument.<br />
Un vieux qui donnerait presqu&#8217;envie de voter Républicain.<br />
Un vieux qui arrive à rendre touchant même un raciste ronchon.<br />
Un vieux qui n&#8217;a qu&#8217;à serrer les mâchoires pour faire fuir un gang armé.<span id="more-142"></span></span><span style="font-family: trebuchet ms">Car à part sa Gran Torino et sa femme, son personnage Walt Kowalsky n&#8217;aime pas grand chose. Comme la première ne sort pas du garage et que la seconde vient de rendre l&#8217;âme, il ne lui reste plus que la bière et son chien. En plus, ses voisins chinois ressemblent quand même pas mal aux Coréens qu&#8217;il a descendu 50 ans plus tôt&#8230;Le vieil asocial au cœur brisé et à la mémoire meurtrie, c&#8217;est un peu comme une action EDF. Une valeur sûre.</span></p>
<p>Ça démarre bien. Les vannes xénophobes de Walt, la façon dont il envoie chier un prêtre ou couche l&#8217;impudent qui a mis un pied sur sa pelouse a quelque chose de jubilatoire. C&#8217;est connu, les vieux n&#8217;aiment pas le changement. Walt, faut pas l&#8217;emmerder. Il ne comprend pas pourquoi son quartier passe du blanc au jaune ou pourquoi son pays aurait besoin d&#8217;évoluer. Il voudrait que comme sa Ford, bien à l&#8217;abri sous sa bâche, tout reste comme avant. Comme dans les années 70 à l&#8217;époque de l&#8217;incontestable domination de l&#8217;industrie américaine. Avant le règne des voitures japonaises et du made in China.</p>
<p>Chez Eastwood, les scènes s&#8217;enchaînent toujours avec maîtrise. Même quand le prévisible arrive et qu&#8217;il se rapproche de cette famille chinoise, <em>Gran Torino</em> reste efficace. Ses films sont comme ses épaules : carrés. Des épaules de héros. D&#8217;ailleurs, Clint (j&#8217;aime bien l&#8217;appeler comme ça, j&#8217;ai l&#8217;impression de le connaître) ne peut s&#8217;empêcher d&#8217;entretenir le pénible mythe de l&#8217;Homme blanc à la rescousse des gentilles minorités opprimées (faut dire que Walt a pas mal à se faire pardonner). Mais il est aussi l&#8217;un des premiers cinéastes occidentaux à dépeindre des Asiatiques intégrés. Ni victime, ni pro du kung-fu. Certains appartiennent même à un gang. Preuve extrême d&#8217;une immigration réussie.</p>
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		<title>Rendez-vous à Brick Lane, de Sarah Gavron</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Mar 2008 19:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ripley</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Ciné]]></category>
		<category><![CDATA[2 étoiles]]></category>
		<category><![CDATA[angletterre]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[intégration]]></category>
		<category><![CDATA[La graine et le mulet]]></category>
		<category><![CDATA[minorité]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[pakistanais]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est difficile de faire un film sur l’immigration. La graine et le mulet s’en sort pas mal, parce qu’Abdellatif Kechiche a clairement son idée sur la question et ne s’en laisse pas compter. La vie des immigrés, les différences de ceux qui sont pourtant perçus comme des « communautés » est une des reconquêtes du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">C’est difficile de faire un film sur l’immigration. <em>La graine et le mulet</em> s’en sort pas mal, parce qu’Abdellatif Kechiche a clairement son idée sur la question et ne s’en laisse pas compter. La vie des immigrés, les différences de ceux qui sont pourtant perçus comme des « communautés » est une des reconquêtes du film de Kechiche. Où l’individu pousse et se débat pour s’extirper de la « communauté », avec autant de force qu’il faut pour s’extirper de l’image de l’étranger. <span id="more-17"></span></span></h5>
<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">Le film de Kechiche disait qu’on sera toujours un immigré pour les autres. La carnation, les traits, l’accent, le nom font de vous un étranger ou un fils d’immigré dans les yeux d’autrui quel que soit sa propre appréhension de son intégration. Il disait par contre que l’immigré, longtemps et poliment considéré comme un sacrifié volontaire, pouvait tenter de récupérer son individualité à travers ses rêves, ses projets, ses erreurs personnelles. L’histoire d’un immigré n’était plus l’histoire de l’immigration mais l’histoire d’un individu. Et la figure de l’immigré pouvait redevenir un vrai sujet de film. <span> </span>L’employé de la mairie parle de M. Slimane et évoque <em>« une belle aventure humaine </em>» avec condescendance. Cette réflexion souligne ici que le personnage de l’émigré souffre d’un problème d’échelle au cinéma. </span></h5>
<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">C’est un problème assez complexe qui est peu traité, soit en arrière plan (<em>les morsures du</em> <em>l’ombre</em>, soit sous tendu en séquelles de la deuxième génération (<em>Long Way home</em>). Globalement l’immigration reste une lame de fond romanesque qui broie les individualités comme le personnage d’Angie l’exploiteuse du « <em>It’s a free world » </em>de Ken Loach.</span></h5>
<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">Autant d’attentes vis-à-vis du pays d’accueil, de perceptions et d’histoires individuelles trop souvent prises en compte dans des groupes vides de sens comme des sujets de thèses volontairement « englobants ».</span></h5>
<h5><em><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">Rendez-vous à Brick Lane</span></em><span style="font-weight: normal; font-size: 12;"> est une tentative louable de traiter ce sujet mais pas suffisamment achevée. Louable grâce à une héroïne attachante (une jeune bangladeshi qui quitte son pays à 17 pour aller se marier en Angleterre avec un mari qu’on lui a choisit) et une interprétation de qualité. Quelques très beaux plans : des mains qui se tentent de se rejoindre derrière une vitre floue notamment. Tout se passe dans l’appartement familial dont la femme sort peu. </span></h5>
<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">Insuffisante, car <em>Rendez-vous à Brick Lane</em> s’est imposé cette discipline qui consiste à vouloir être toujours dans la nuance pour parler de toutes ces histoires individuelles. Du coup le mari est tantôt un lâche, tantôt un héros de l’islam raisonné et tolérant. Mais sa conception de la liberté n’est pas la même que celle qu’il a de la liberté de la femme. Bien sûr.</span></h5>
<h5><span style="font-weight: normal; font-size: 12;">Curieusement c’est un film timide, ou on veut dire trop de choses mais qui a une portée. Il met l’accent sur la reconquête de l’individualité par la femme, de la reconquête de son corps, de son indépendance financière, de sa liberté et rappelle avec douceur qu’elle est la maîtresse de son libre arbitre en toute situation. Le parallèle entre Nazneen et sa sœur restée au pays, double avec lequel elle correspond, les réminiscences de la figure de la mère, suicidée, chez cette jeune femme qui est elle-même mère de deux filles fait que Nazneen trouve des miroirs partout autour d’elle qui l’acculent à s’interroger sur sa vie. Bref on ne s’ennuie pas et c’est un joli propos. Courageux.</span></h5>
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