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Oscars review

Lundi, mars 8th, 2010

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Je suis triste pour Unglorious Basterds. Moi, je lui aurais donné un max de statuettes. Au final, je me demande encore comment le meilleur scénario original a pu lui échapper. La réalisation, en revanche, pas de scandale; Kathryn Bigelow est à sa place. Pas de quoi rêver non plus que, la journée de la femme, Hollywood a changé. La dame est dans la place depuis 20 ans. Elle ne symbolise aucun renouveau ou prise de pouvoir avec son Démineurs au succès confidentiel et 15 millions de dollars de budget. Comme en politique, les choses avancent plus vite pour les Noirs que pour les femmes. Depuis Denzel Washington et Training Day, ça devient tellement habituel qu’un Noir soit récompensé que j’ai même pas titlé quand Mo’nique a reçu son Oscar du second rôle. Un test: qui peut citer une femme réalisatrice autre qu’elle ou Jane Campion?

CQFD.

Bonne nouvelle: Avatar a pas reçu de récompenses majeures à part la lumière. James Cameron a déjà été gâté et il est pas dit que son film vieillisse bien. Dommage que l’Académie n’ait pas fait preuve du même bon goût en récompensant Sandra Bullock….

Quant à la cérémonie, comme à chaque fois, un vrai kif. Le show-biz quoi! Le duo Steve Martin/Alec Baldwin a parfaitement joué de son image pas loin d’has-been. Un second degré très très bienvenu comme l’intervention de Ben Stiller en Avatar (fallait bien que quequ’un s’y colle). Le tout enrobé de la classe de l’orchestre, des décors, des tenues. Et des discours contenus à 45 secondes. Pas très sympa mais diablement efficace. Les Américains ont le sens du rythme et le respect du spectateur. Quand Jeff Bridges dépasse les 2 minutes de remerciements, tout le monde s’emmerde donc autant le dégager poliment de la scène.

Golden Globes Review

Lundi, janvier 18th, 2010

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Les remises de prix, les Américains adorent ça. Ça les renvoie à leur esprit de compétition, de l’employé du mois à la reine du bal de promo. Du coup, des cérémonies, y en a un paquet. Avec le temps, c’est même devenu un subtil instrument marketing.

Les Golden Globes méritent tout de même le respect. C’est l’une des rares fois où les Américains s’intéressent à ce qu’ont à dire les étrangers puisque les trophées sont remis par la presse internationale d’Hollywood depuis 1944 (la pathétique imitation française s’appelle les « Lumières du cinéma »). Selon l’expression consacrée, c’est aussi l’antichambre des Oscars.

Jetons donc un œil au palmarès de la soirée d’hier soir (dimanche 17 janvier). Première bonne nouvelle: Meryl Streep a été préférée à Marion Cotillard pour la meilleure actrice dans la catégorie comédie. Ouf. Je n’ai vu aucun des deux films (Julie et Julia et Nine) mais ça m’aurait fait mal aux fesses. J’en profite pour dire aux Américains qu’il existe effectivement des actrices talentueuses en France et que Marion Cotillard n’est pas l’une d’entre elles.

Deuxième bonne nouvelle : l’extraordinaire Christoph Waltz a été justement récompensé pour sa composition de nazi pervers dans Inglorious Basterds. L’Oscar du 2nd rôle lui est donc promis.

Bon, y a pas que des raisons de se réjouir. Avatar a été désigné meilleur film dramatique et James Cameron, meilleur réalisateur (lui-même a dit sur scène que Kathryn Bigelow aurait dû l’avoir pour Démineurs). Titanic apparaissait incontestable. Là, beaucoup moins. La catégorie bâtarde film d’animation existe toujours. Up a donc logiquement été choisi mais il sera surtout écarté de l’Oscar du meilleur film alors qu’il y a autant sa place qu’Avatar, sorte de Mary Poppins moderne. Dernière inquiétude, Jeff Bridges a été préféré à George Clooney pour le prix du meilleur acteur. Je n’ai vu aucun des deux films (Crazy Heart et In the air) mais Clooney, c’est mon chouchou alors ça m’emmerde.

Le palmarès en détail, c’est  ici

La proposition, de Anne Fletcher

Lundi, octobre 19th, 2009

la proposition

+ Mariage forcé

Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas eu envie de voir un film avec Sandra Bullock. On va pas parler de renaissance mais là voilà enfin dans quelque chose de regardable. Elles ne sont pas nombreuses les actrices puissantes à Hollywood. Symbole de son pouvoir, Bullock la productrice se fait une Demi Moore en se payant Mr Scarlett Johansson, Ryan Reynolds, beau gosse musclé, 12 ans de moins qu’elle. Un pas de plus vers l’égalité des sexes.

Elle joue une working-girl canadienne qui menacée d’expulsion et fait du chantage professionnel à son assistant pour l’épouser. C’est plutôt assez drôle, notamment parce que le couple fonctionne bien. Dommage qu’à Hollywood, le mariage blanc, ce soit un peu comme l’avortement. On n’a rien contre mais on s’arrange quand même pour l’éviter et pas choquer le Middle-West. Moralité : les filles n’en ont pas plus dans le pantalon que les mecs.

Le coach d’Olivier Doran

Samedi, septembre 19th, 2009

 

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+ La Belle et la Bête

Le coach est une comédie française sympathique pompée sur une centaine de films américains mettant en scène deux types qui n’ont rien pour s’entendre et qui finalement se rendent meilleur l’un l’autre. Ok.

Le problème vient du casting féminin. Anne Marivin, Mélanie Bernier sont absolument ravissantes. Et le réalisateur leur colle des mecs pas franchement agréables à regarder. Et je trouve ça injuste. Je veux bien que les beaux ne soient pas qu’avec les belles et tout et tout. Mais reconnaissons globalement que cette niaiserie joue le plus souvent en faveur des hommes. La très jolie Anne Marivin a quand même dû embrasser Dany Boon, Benabar et Jean-Paul Rouve en moins de 18 mois. Des types plutôt marrants au demeurant. Monte toutefois le léger sentiment qu’on se fout un peu de la gueule des actrices françaises, qui sont les seules incarnations du fameux « glamour » tricolore. Parce que cherchons bien et les beaux gosses français n’existent pas. Les Américains ont Brad Pitt, George Clooney ou Robert Redford- plus de première jeunesse je le reconnais -, les Anglais ont Daniel Craig et Jude Law, les Espagnols Javier Bardem ou Eduardo Noriega…Et nous? Benoît Magimel, Guillaume Canet ou Gaspard Ulliel? Merci beaucoup. J’en conclus que le cinéma français est affreusement sexiste et plus utopiste qu’Hollywood. Les Américains essaient de nous faire avaler qu’un homme peut sauver le monde mais nous, on voudrait faire croire que les femmes aiment les moches doux et tendres.

Je trouve ça lamentable.