







Dans tous les films de Remi Bezançon, il y a une scène remarquable, une scène dont on se souviendra longtemps après. Ici elle ouvre le film, nous laissant un peu sur la faim pour la suite. Adapté du roman éponyme d’Eliette Abécassis, et sous ses airs de téléfilms assez désagréable parfois, un heureux événement pose un tas de questions dont Maverick et l’ensemble de ses congénères ignorent l’existence mais qui nous, les femmes nous turlupinent. Lire la suite…




Ça devait arriver. J’ai un abonnement à la gym et je vais moins au cinéma. Du coup, j ‘ai décidé de manquer de professionnalisme sur le blog le temps de sculpter mon corps de feu. Comme j ‘ai par ailleurs toujours manqué d’honnêteté intellectuelle, j ‘ai décidé de faire la critique de Mais comment font les femmes sans voir le film. Qui vivra verra bien ce que ça vaudra.
Mais comment font les femmes ? est une énième comédie sur la vie familiale WASP américaine. Soit une mère de famille américaine Sarah Jessica Parker, tiraillée entre l ‘envie d’être une bonne mère et une épouse aimante, et un job hyper intéressant. Lire la suite…
Annoncé comme un Very bad Trip féminin, Mes meilleures amies envoie du lourd, comme dirait Maverick.
Comédie frondeuse, fille de l’école Judd Apatow qui co-produit, Mes meilleures amies tape haut en burlesque, interprétation, casting et écriture. Le rythme suit, la surenchère est au rendez-vous, c’est donc une franche réussite où on se bidonne sévère. J’ai déjà dit souvent que le combat féministe passait par l’accès à la vulgarité, c’est chose faite. Paul Feig et Kristen Wiig, co scénariste, concurrencent bien un Borat. Lire la suite…
















Marianne est en cloque. C’est la campagne de communication pour le Grand Emprunt. On investit dans l’avenir, on pense au futur, on met des petits sous dans des utérus qui vont payer nos retraites, c’est l’emploi, la recherche, la compétitivité, bref tout ce qui peut faire en sorte que la France conserve sa compétitivité et donc son modèle social le plus longtemps possible.
Elisabeth Badinter se réveille dans une société ou la situation de femme s’est insupportablement dégradée dans la quasi indifférence générale. Avec cette magnifique invention qui consiste à nous faire croire que la Nature voudrait bien qu’on reste à la maison pour être une bonne mère, la même nature qui applique la sélection naturelle ; Lire la suite…
Ce que j’ai préféré dans la domination masculine c’est l’affiche, produit d’appel fort, non dénué d’humour, qui aura forcé le chaland à se retourner dans la rue. Le reste déçoit. A vouloir trop en dire, le film qui se veut une enquête sur l’Etat du monde occidental dans son rapport aux « gender studies » et se perd entre symptômes et causes, sans jamais vraiment toucher celles-ci.
La densité du sujet, largement laissé en friche dans les sciences humaines Européennes, oblige le réalisateur à parler d’à peu près tout. Alors oui, il a raison, le conditionnement des petites filles commence chez Jouet Club, tu t’occuperas de la maison et une princesse tu seras. Lire la suite…




Faire un film sur le planning familial, c’est comme dire que la guerre tue des enfants, c’est vraiment trop bien moralement. Trop facile ? Je trouve qu’il est difficile de faire un bon film sur la guerre, la Chute du Faucon Noir est un cas rare, surprenant, et efficace. Les cochonneries voyeuristes sont légions. Les deux sujets sont donc deux pièges dangereux, où le scabreux pourrait chercher un public en mal de fascination malsaine.
Claire Simon surmonte l’obstacle. C’est fou comme ce film, basé essentiellement sur des entretiens filmés est sobre et crédible. Les stars s’effacent devant les situations humaines, si diverses qu’elles interdisent toute appréhension moralisatrice. La caméra n’est jamais pesante. Lire la suite…



