







Ne vous fiez pas à cette affiche merdique, car Another Happy day est un petit bijou. Dans tous les festivals il y a des films sur la famille dysfonctionnelle, voici celui de Deauville 2011.La famille Hellman (tout un programme) se retrouve pour le mariage du Dylan, jeune homme lisse incroyablement normal, le seul. Les préparatifs font remonter les blessures des parents divorcés, des demi frères et sœurs abîmés, et des oncles et tantes barrés. Lire la suite…




Super 8 est super propre, super ficelé, super soigné, super mignon, super inintéressant. C’est l’histoire d’une bande de pré ados qui tourne un film en super 8, dans la grande tradition de rendre un hommage éperdu d’amour et de gentillesse à l’amour de la création.
L’un des ados a perdu sa mère, son père ne s’en remet pas et n’assume pas son rôle, c’est triste, la création est libératrice. Nostalgie de cet autrefois (1979), ou l’on vivait sans téléphone portable, ou le Nouvel Hollywood allait commencer à régner, et ou Steven Spielberg, producteur de Super 8, allait changer le monde du cinéma en inventant des divertissements grand public de grande qualité. Lire la suite…












L’inculture se paie. Je n’avais pas lu le livre de David Grossman dont la grammaire intérieure est l’adaptation. Comme je suis snob et blasée, je me suis dit, voici le 87 ème film de l’année sur la famille dis fonctionnelle. La mère castratrice, le père bourru rescapé de la Shoah. Le fil préado en souffrance et la sœur qui transforme sa douleur en excédent pondéral.
En fait la grammaire intérieure est un de ces films rares et précieux qui vous prend aux tripes et sur lequel il est bien difficile d’écrire quelque chose de technique, tant la maîtrise esthétique, de mise en scène, de direction d’acteur s’efface avec humilité sous un rendu extraordinaire d’accessibilité et de justesse. Lire la suite…




A l’exeption de l’histoire sans fin et des Goonies, je n’aime pas beaucoup les films avec des enfants. Geignard, capricieux, l’enfant du XX e siècle est souvent une plaie cinématographique. L’idée d’un western avec un enfant, tout remake prestigieux soit-il, a tout pour nous dévoyer des bases du genre, résumé par l’équation humain vs nature hostile + humains très hostiles = drame dans des grands espaces.
Par ailleurs, j’attends, après A serious Man., un nouveau chef d’œuvre. Pas de miracle ici. Si True Grit mérite ses 3 étoiles, on est loin du génie. Les frères Coen sont inégaux, pas de nouveauté ici. Lire la suite…




A l ‘occasion, du superbowl, grand rendez-vous publicitaire, voici la pub Passat-Star Wars, une très jolie campagne Volkswagen, imaginée par l ‘agence Deutch. Los Angeles.
C ‘est trop malin. Comme je l’ai dit ce matin dans un moment d’emportement, l’acte d’achat mérite une part de rêve.
Cela ne voulait rien dire mais j ‘en trouve dans ce spot la double illustration. La part de rêve de l’enfant et celle des parents qui participent créent un Etat d’Esprit drôlement connivent. La réalisation est très propre, l’affaire est dans le sac. Lire la suite…




Est-ce qu’un premier film est comme un premier roman, un règlement de compte psychanalytique avec un problème central ? Pour Diego Luna, qui dit en conférence de presse que les psys aiment bien mettre les choses dans des cases, c’est plus compliqué que cela. C’est sans doute la raison pour laquelle son Abel a une certaine saveur.
Film de filou, Abel n’a pas grand-chose à faire à Deauville. Réalisé par un Mexicain au Mexique et en espagnol, il doit sa sélection à la co-production de John Malkovich. Du coup, il remet beaucoup d’humanité dans la sélection puisque Diego Luna déclare avoir attendu d’être père pour faire ce film. Lire la suite…



