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La copine de mon meilleur ami de Howard Deutch

Lundi, août 24th, 2009

La copine de mon meilleur ami La copine de mon meilleur ami de Howard Deutch 

+ En avoir (ou pas)

Tout est dans le titre, question histoire. Dane Cook est un cynique qui a compris ce que veulent les femmes. Il s’arrange pour les dégouter et les faire retourner dare-dare auprès de l’ ex qu’elles viennent de larguer. Les mecs qui se sont fait jeter, manière polie de dire nous tous, apprécient le stratagème. 

Il gagne de l’argent pour ça meme si son vrai boulot, consiste à mentir aux clients d’un service après-vente. De quoi bien nous faire comprendre que c’est un vilain-pas beau. Mais comme il pleure devant « Ghost », on comprend qu’il n’est pas si méchant. Donc sans surprise, malgré son coeur de rocker, il tombe amoureux. On le comprend. En face, il y a Kate Hudson, soit 1m68 de fille craquante.

L’immense scène d’ouverture et le coup des sourcils m’ont énormément fait rire mais j’aimerais bien que messieurs, les scénaristes, vous mettiez vos testicules sur la table. Un personnage cynique ne perdra pas obligatoirement la sympathie du public s’il le reste jusqu’au bout.  Vous nous aviez déjà fait le coup du faux-salaud dans « Hitch ». Alors allez-y, n’hésitez pas à écrire l’histoire d’un type qui assume sa saloperie jusqu’au bout! Quitte à ce qu’il en paie le prix comme dans « ToyBoy ». Halte à la morale! L’ ascension vers la catégorie “mec bien” n’a rien d’un passage obligé.

Toy Boy, de David McKenzie

Vendredi, juillet 24th, 2009

toy 225x300 Toy Boy, de David McKenzie

+++ On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche

Ashton Kutcher nous avait déjà fait le coup avec L’effet papillon. Un film sur l’implacabilité du destin déguisé en chick-flick (comprendre truc pour gonzesses). Le temps dira si Toy Boy est un chef d’œuvre sous-estimé mais c’est déjà une grande réussite.

Le film démarre sur Los Angeles, ville-symbole du rêve américain vue des collines, et une réplique qui donne le ton : « Sans vouloir me vanter, je suis irrésistible ». Suit une demi-heure de conseils de drague comme les assènent les coaches en séduction à la mode depuis Hitch. On apprend notamment qu’au début d’une relation, un mec marque des points (3 pour un orgasme par exemple) et qu’à 26, c’est dans la poche, il peut retourner regarder le foot à la télé. Mais là où Hitch s’enfermait dans le politiquement correct, Toy Boy dérape joyeusement.

Le métrosexuel Niki, ourlet, boucles d’oreilles et bretelles apparentes, se tape une avocate plus âgée (l’ombre de Demi plane) en échange de sa carte bancaire, se fait faire une gâterie par un casque de foot US, refait le coup de l’amoureux à une amie d’enfance. Avec ce cruel constat : l’envie d’épouser sa partenaire pendant l’acte se transforme en dégoût d’être touché après l’orgasme. On filerait tout droit vers un truc joliment misogyne si Niki tombait pas sur lui en meuf. Et là, ça bascule. On n’est plus dans la fausse comédie romantique mais dans le vrai drame amoureux. Parce que le rêve américain coûte cher et que les sentiments n’ont jamais rien rapporté.