Articles taggés ‘comédie musicale’




Blake Edwards est mort.
Fini les qui pro quo, les oiseaux.
Fini les bagarres de bar, les gens cachés dans les placards, les cafards et le homard.
Fini les grosses dames, fini les chansons, la panthère rose, Peter Sellers, fini le kitch, fini la mise en scène à base de rigolade, fini une partie de mon enfance. Ah non, j’oubliais, le talent ne meurt pas, les bonnes blagues sont éternelles. Lire la suite…








West Side Story en a gagné 10. Pas mal.
Quand en CM1, j’ai joué Tony pour le spectacle de fin d’année, je cherchais surtout à plaire à Amanda Narbonne (Maria) et j’ai pas capté une seconde la puissance du film de Robert Wise, réalisateur au style peu personnel mais fabriquant de chef d’œuvres en série. Je m’en suis rendu compte que récemment en revoyant ce bijou ultra-primé. Le mec a purement et simplement racialisé Roméo et Juliette. Idée brillante qui coule de source vu la logique de gangs de la pièce. Lire la suite…
En général, j’aime pas les comédies musicales mais celle-ci sort du lot. Par son élégance et son histoire. L’élégance doit beaucoup à la grâce de Gene Kelly, sorte de Tom Cruise dansant, soit une grosse présence malgré une taille réduite. L’histoire, c’est celle du destin de tous ces acteurs du muet « tués » par leur voix avec l’arrivée du parlant. Lire la suite…




Sweeney Todd pose la question d’un changement bien plus radical qu’il n’y parait dans la carrière de Tim Burton. Première raison à cela, Sweeney Todd est une tragédie. Comme toute tragédie qui se respecte, Sweeney Todd raconte comment le destin s’abat inévitablement sur des êtres en prenant appui sur l’accumulation de leurs bassesses et en empruntant le chemin de la perte progressive de l’humanité.
A croire que Tim Burton n’a plus d’espoir et filme des âmes errantes qui commettent les erreurs qu’elles devaient commettre, puis doivent, comme le veut le genre, les expier.
C’est le lot de Sweeney Todd (de Johnny Depp on dira qu’il est ineffable), barbier à qui on a volé sa femme, sa fille et sa jolie vie. Le méchant Juge Turpin (Alan Rickman s’insère dans le théâtre de Tim Burton avec son élégance et son efficacité habituelle) l’a envoyé au bagne et quand il revient, on lui annonce que sa femme est morte et que sa fille devenue la pupille du juge, vit cloitrée. Et comme la violence amène la violence, Sweeney Todd reporte sur l’humanité sa vengeance ratée, et devient un serial killer entrainé dans une spirale infernale dont il ressort forcement défait. Lire la suite…




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