3 Backyards est présenté à Deauville hors-compétition. Tant mieux, il aurait gâché une sélection officielle jusqu’ici intéressante. Car 3 Backyards joue avec le vide en ne parlant de rien. Formellement, Eric Mendelsohn tourne son film à la manière d’un épisode de Colombo des années 70 avec la même musique à clochettes agaçantes, les mêmes longs zooms et dézooms qui ne veulent rien dire et un soleil en guise d’effet de transition cheap entre 3 histoires chiantes.
Mendelsohn s’imaginait peut-être réaliser le portrait virevoltant d’une banlieue américaine. Il a même réussi à en convaincre le jury de Sundance où son film a été acclamé. En réalité, il enchaîne les mauvaises idées visuelles et scénaristiques.
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