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Bliss, de Drew Barrymore

Lundi, janvier 18th, 2010

bliss Bliss, de Drew Barrymore

Avant j’étais ado. +

Bliss, ado complexée, trouve dans le roller derby, sport qui gagne à être connu, une échappatoire à sa vie ennuyeuse dans un bled près d’Austin, Texas. Drew Barrymore, qui est dans l’équipe de roller, c’est la génération d’avant, celle de la fin du Rock’n Roll, celle où on buvait plus et où on philosophait moins. Bliss est donc l’histoire d’un passage de témoin entre deux générations.

Bliss est un film assez classique, recette ciné indépendant pas indépendant, qui souffre d’un gros problème de rythme et qui sous exploite l’extraordinaire boulevard esthétique ouvert par les courses poursuites en rollers.

Pour autant, Ellen Page, qui est très bien en petite pimbêche égocentrique, va tirer quelques bonnes leçons de l’aventure, et nous avec.

Bien « pensance », ou niaiserie ? On apprend ici que la famille c’est quand même important, et on est tous soulagés de savoir qu’ils sont derrière elle (c’est à ce moment là qu’on bascule vraiment dans le téléfilm).

Sagesse ensuite : adolescente, tu peux résoudre tes problèmes et parfois te prendre en main. Tu peux même utiliser la violence plutôt que d’être une éternelle victime ! (Ca, ça m’a beaucoup plu). Tu dois essayer de sortir de chez toi pour voir autre chose.

Ça n’ira pas plus loin mais la BO est bonne et voir Juliette Lewis même dans un second rôle a toujours quelque chose de merveilleux. Quand j’étais ado, cela suffisait à mon bonheur…

Tentation, de Chris Weitz

Samedi, novembre 28th, 2009

affiche2 Tentation, de Chris Weitz

+ Mais baisez un coup bordel!

Il se dit d’elle qu’en ces temps de crise, elle a sauvé le monde de l’édition. Miracle économique, Stephenie Meyer est aussi mormone d’où l’incroyable néant sexuel qui habite ses personnages, réduits à des sentiments purs et innoncents. Bella a quand même très envie de devenir un vampire, soit consommer avec le fadasse Edouard, fantasme d’adolescentes qui démontre le manque de goût certain de la puberté.

Là, ça se complique un peu avec l’arrivée d’un Indien au sang-chaud, métaphore de l’attraction animale qui finit toujours par travailler les jeunes filles. Stephenie Meyer fait comme tant d’autres avant elle : elle ment aux gens. Elle laisse croire qu’entre le vampire insipide fan de Chopin et le loup-garou musclé réparateur de moto, la femme prendra toujours le parti du tout mou. Sans parler de l’image qu’elle renvoie aux femmes d’elles-mêmes. Quoiqu’elle fasse, la jeune fille doit se placer sous la protection d’un homme beau et fort. Façon Moyen-Age.

Passée cette vision de l’adolescence, le film est cinématographiquement chiant. Encore plus dès que l’autre vampire au regard vide ramène sa trogne pour placer son unique réplique ( »Je t’aime tellement Bella »).  Le niveau 0 de la tentation.