







Je me souviendrais longtemps de cette soirée, avant hier exactement. Non seulement j ‘ai vu le TRES BEAU Wadjda, mais en plus je l ‘ai vu avec ma maman. C ‘est assez douloureux pour moi d’admettre que je suis d’accord avec les Inrocks et Rue 89 (voir affiche), mais il faut avouer que Wadjda est vraiment un film réussi.
L ‘Arabie Saoudite des vrais gens, en soit c ‘est déjà une gageure cinématographiquement. Qui sont-ils ? A quoi ressemblent leurs maisons ? Leur commerce ? Leur repas ? Ont-elles des nez sous leurs voiles ? Lire la suite…




Colette (Andrea Riseborough) est irlandaise, républicaine de famille et de cœur. Quand elle loupe un attentat à Londres dans les années 90′, un agent du MI5 (Clive Owen) lui propose de devenir agent double. Elle choisit de retourner à Belfast avec son fils, sa mère, ses frères, plutôt que de passer sa vie en prison.
Voilà le pitch d’un film remarquable. D’un côté, l ‘IRA divisée, le chef paranoïaque et le fonctionnement type cosa nostra, où chacun est suspect et où tout le monde est lié par le sang, la mort, la cause. Lire la suite…




Christopher Nolan nous a habitué au génie avec The Dark Knight. En ce qui me concerne, c ‘est le film de la décennie. Tout ce qui vient derrière est forcement ténu. Les attentes générées par le deuxième volet ne sauraient écarter les attentes générées par Batman en lui même, passionnant comics, dont la mythologie est infiniment riche.
Face à la conjonction de ces envies, profondes comme la fosse des Mariannes, Nolan ne sait que choisir, et essaie de tout donner. Un film long, 2h 44. Un scénario à tiroir, du grand film d’action (scène d’ouverture de pure perfection), et le dénouement de la saga la plus schizophrène de l ‘histoire du cinéma. Lire la suite…








Balada de una trompeta triste est une bombe sanguinolente, à laquelle on ne peut s’empêcher de repenser.
Honteusement lésé aux Goyas, les Césars espagnols, c ‘est un film noir, macabre, irrévérencieux sur le cœur de l’identité espagnole après la guerre d’Espagne. En interview, Alex de la Iglesia avoue qu’il a souffert sur le film « Nous sommes un pays qui lutte pour une idée, pour une chose merveilleuse et dans la lutte nous détruisons l’objet de notre amour, cette idée ». Lire la suite…








Ça faisait une éternité que je ne m ‘étais pas marrée comme ça au cinéma, peut être depuis Tonnerre sous les tropiques. No controles, inspiré d’une belle chanson des années 80 qui sert de fil conducteur au film, est un film immensément drôle. Voilà 3 jours qu’on tourne autour de la comédie romantique au festival de Nantes. J ‘ai pensé : en voici une vraie, un peu à regret. Mais j’avais oublié à quel point ça peut être fendard quand la comédie écrase le romantique. Lire la suite…




L’inculture se paie. Je n’avais pas lu le livre de David Grossman dont la grammaire intérieure est l’adaptation. Comme je suis snob et blasée, je me suis dit, voici le 87 ème film de l’année sur la famille dis fonctionnelle. La mère castratrice, le père bourru rescapé de la Shoah. Le fil préado en souffrance et la sœur qui transforme sa douleur en excédent pondéral.
En fait la grammaire intérieure est un de ces films rares et précieux qui vous prend aux tripes et sur lequel il est bien difficile d’écrire quelque chose de technique, tant la maîtrise esthétique, de mise en scène, de direction d’acteur s’efface avec humilité sous un rendu extraordinaire d’accessibilité et de justesse. Lire la suite…







