Archive de la catégorie ‘Les Réclames de Ripley’
Près de 10 ans ont passé depuis la sortie de premier Harry Potter. C ‘était l’engouement, la folie. Qui succédait à une autre folie, celle des bouquins, qui faisaient comme on disait en ce temps » un tabac ». Dix ans à voir le même binoclard sur les affiches, avec un sous titre de plus en plus long.
Des copains tagués sur Facebook habillés « Poudlard Party », des films où l’on fait référence à Harry Potter. Harry Potter est devenu aussi inexorable que la une du Point sur les réseaux Franc Maçons, et que le reportage de TF1 sur les parents qui font les courses pour la rentrée des classes. Lire la suite…
Apéricube lance une gamme Soirée entre filles/ Soirée entre garçon.
En terme marketing, il n ‘est pas indécent pour la féministe que je suis d’adapter un produit au genre. Les palais des hommes et des femmes sont les mêmes à la naissance, mais le poids de la diététique est si fort sur nous les femmes que nous sommes naturellement plus habituées que ces messieurs à certains produits. Un intérêt réel porté aux questions de nutrition est exacerbé de toute part cf « Que manger pour avoir de beaux ongles ? »depuis notre plus jeune âge. Lire la suite…
Numéro Quatre est un flagrant délit de pub mensongère. J’avais envie d’un film d’action avec des extraterrestres et de la baston sur fond de traque. Je me suis retrouvée à voir un interminable teen movie. Je vous épargne le suspense : les méchants extraterrestres de gothique vêtu traquent au rythme mollasson de l’adolescent, et le final consiste à sortir du lycée assiégé, point d’orgue de la métaphore de cette heure quarante neuf dédiée à la question : comment passer à l’âge adulte ? Lire la suite…




Inuvik.
Une petite ville de 3500 habitants, dans les territoires du Nord ouest du Canada. Un endroit où il fait nuit de manière continue 30 jours d’affilée tous les hivers. Tropicana transforme sa jolie promesse publicitaire en y amenant le matin, et du jus de fruits. Intelligence, poésie, le discours de la marque est fort, cohérent et volontaire. Fort par la mise en œuvre extraordinaire (c ‘est très joliment fait quand même), cohérent car le matin est « l’instant de consommation » publicitaire de Tropicana depuis des années. Volontaire. C ‘est un peu la nouveauté, et pour moi c ‘est une valeur d’avenir en terme de communication Lire la suite…
Les taglines, ces petites phrases qui se trouvent sur certaines affiches de cinéma, existent depuis les années 20. Autant dire que le genre n’est pas nouveau. Parfois simplement descriptives, souvent nulles. Elles sont un genre littéraire aux confins du marketing. Leur l’objectif est de donner envie de voir le film. Les ressorts varient. Créer de la connivence avec le spectateur via l’humour, annoncer un événement, capitaliser sur un réalisateur, un acteur, bref, il y a à boire et à manger dans la culture de la Tagline.
Comme les meilleures signatures publicitaire, certaines sont passées dans le langage courrant (Houston, nous avons un problème, Appolo 13). D’autres sombrent dans un oubli mérité. Par ailleurs, il convient de signaler qu’un film de qualité tout relative peut avoir une extraordinaire Tagline, Whoever wins…we loose (Alien vs predators, 2004). Lire la suite…
Une petite campagne de l’agence Mc Cann Mumbai, pour une gamme de matelas. La promesse : le matelas qui nous endort même nos inquiétudes. Nous sommes hantés dans notre sommeil par ce qui nous inquiète. Voici un avantage comparatif produit immatériel mais totalement brillant. La promesse est bien sûr gigantesque (ne pas faire penser à ce qu’il y a de pire). Connivence d’en rire, connivance d’être un peu comparable à Barack Obama, après tout lui aussi se retourne peut être dans son lit en pensant à l’Iran, la désacralisation ressere le lien entre la marque et le consommateur qui rigolent ensemble, moi en tout cas je rigole… Lire la suite…
A l ‘occasion, du superbowl, grand rendez-vous publicitaire, voici la pub Passat-Star Wars, une très jolie campagne Volkswagen, imaginée par l ‘agence Deutch. Los Angeles.
C ‘est trop malin. Comme je l’ai dit ce matin dans un moment d’emportement, l’acte d’achat mérite une part de rêve.
Cela ne voulait rien dire mais j ‘en trouve dans ce spot la double illustration. La part de rêve de l’enfant et celle des parents qui participent créent un Etat d’Esprit drôlement connivent. La réalisation est très propre, l’affaire est dans le sac. Lire la suite…
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