le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
5 étoiles
par Maverick | le 1 avril 2014 | 1 commentaire
The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Lui sur son scooter, keffieh autour du cou, elle, ballerines aux pieds et Marlboro à la bouche. Lui: « Ouais, ouais, Wes Anderson, ça, c’est du cinéma quoi« . Elle: « Ouais, ouais, c’est clair. Je te laisse. Faut que je passe au Daily Monop’« . Ce n’est pas parce qu’on déteste les bobos qu’on n’a pas le droit d’aimer ce qu’ils aiment. Depuis des années, Ripley parle avec le même enthousiasme de La Famille Tenenbaum par exemple.

Wes Anderson est francophile. Ca le rend sympathique en même temps que ça explique aussi en partie son cinéma, fusion du meilleur des deux côtés de l’Atlantique. Intelligence et originalité de l’écriture sans jamais sacrifier le moindre plan. The Grand Budapest Hotel, sous des airs de fantaisie, aborde rien de moins que la déliquescence de l’Europe pre-WW2.

Il y place les inévitables du cinéma américain (course-poursuite, gunfight, évasion) avec une approche littéraire et un (faux) manque de moyens à l’européenne. Les dialogues ravissent les oreilles, les cadres enchantent les yeux, l’inventivité permanente éblouit l’esprit. Même la narration casse-gueule en mode poupées russes (la statue post-mortem d’un écrivain puis l’écrivain en fin de vie puis l’écrivain au bel âge puis le récit qui inspire son livre) glisse comme papa dans maman. Puisqu’on parle de famille, celle qu’Anderson s’est constitué au cinéma ajoute au plaisir déjà infini du spectateur. Tip-top.

Dans la même veine:

1 commentaire sur “The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson”

  1. Ripley:

    Je vais faire comme si j ‘avais pas vu.

Exprimez vous