



Le film le plus excitant du moment s’avère être mauvais. Une déception qui ne sera pas insurmontable. Juste une gros raté au milieu du travail de Trapero, réalisateur argentin passionnant. Un péché d’orgueil pavé de bonnes intentions puisque Trapero convoque ses acteurs cultes, Gusman, Darin mais s’égare complétement dans le labyrinthe de son bidonville.
L’œuvre de Trapero allie toujours conscience sociale et des histoire individuelles qui permettent au spectateur de participer en se logeant dans le recoin des sentiments, des contradictions, des peurs et des amours de ses personnages. C ‘est la finesse de sa mise en scène qui permet cette intimité assez particulière entre eux et nous. Ici rien de cela n ‘est possible avec les deux prêtres et l ‘assistante sociale qui constituent le trio de tête du film. Le scénario aborde milles sujets, la pauvreté, le trafic de drogue, la corruption, le célibat des prêtres, la question indigène, etc…Les problèmes structurels et conjoncturels se superposent et l’on ne rentre jamais dans une histoire avec une queue frétillante et peu de tête.
A noter la présence de Jérémie Renier en jeune prêtre tiraillé entre devoir et passion. L ‘acteur belge ne se couvre pas de gloire. Je me souviens de Gaël Garcia Bernal, autrement plus crédible dans le Crime du père Amaro (2002), Renier a plus l ‘air d’un mec en Erasmus que d’un séminariste. Vivement le prochain Trapero.
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« Renier a plus l’air d’un mec en Erasmus que d’un séminariste ».
Je crois qu’on tient la vanne de l’année.