



Voilà un homme qui ose. Une comédie sur les persécutions dont sont victimes les gays en Serbie, pays ouvert d’esprit s’il en est où les forces de l ‘ordre et les néonazis sont copains comme cochon.
Et puis comme ce n ‘était pas déjà assez compliqué, Srdjan Dragojevic, dont le talent est inversement proportionnel du nombre de voyelles dans son prénom, utilise le ressort des conflits inter ethniques des années 90′. Et pourtant, mission réussie.
A partir d’un schéma classique de comédie, rencontre de deux mondes-milieux sociaux, Dragojevic fait dans l’inédit.
Le milieu LGBT et d’anciens militaires bourrus reconvertis dans des boîtes de sécurité sans foi ni loi se retrouvent par un savoureux concours de circonstance à organiser la Gay Pride. Comme aucun mafieux local ne veut aider, le chef des tatoués fait le tour de ses anciennes connaissances dans les balkans dont les guerres deviennent un démultiplicateur comique explosif. Le résultat est drôle et efficace, rythmé, parfois triste, avec ce qu ‘il faut d’absurde.
Et la salle du festival Cinéma & Droits Humains rigole de bon cœur, d’un rire gras et sincère. Un grand plaisir pour un film qui a surement trouvé un réseau de distribution (Sophie Dulac), et qu ‘il ne faudra donc pas rater en salle.
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C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de syllabes dans son prénom.