le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
Ils sont partout
par Ripley | le 22 janvier 2013 | 2 commentaires
Alceste à bicyclette, de Philippe Le Guay

Dans le pays de Moundir, de Loanna, et de Carole Rousseau, on ne peut qu’éprouver de la sympathie pour le parti pris de Philippe le Guay. Dans le pays où le président de la République avait eut du mal à finir la princesse de Clèves, ouvrage au programme de la classe de seconde, Le Guay à une jolie ambition : montrer deux acteurs qui se débattent avec leurs égos et avec la langue, pour monter le Misanthrope de Molière. Beau texte. Beau sujet.
Luchini est bien dans le rôle de Luchini, Wilson drôlement meilleur dans les scènes de théâtre que dans le reste du film. Et l ‘émotion gagne un instant les cœurs quand  une jeune aspirante actrice porno prête sa voix à Célimène, et est arrachée, l ‘espace d’un moment, par la beauté des mots, au monde du téléphone portable omnipotent.

Et puis comme on est dans un film français, le sujet de la pièce qui se monte ne suffit pas. Alors on va rajouter des éléments de cahier des charge, on colle une histoire d’amour ni faite ni à faire, du coup pas crédible, et on s’ennuie ferme. Redite, balade à vélo, et ça part dans tous les sens.

La radicalité séduisante du théâtre filmé disparaît dans une réflexion à la mord moi le nœud sur le quant à soi des acteurs. Philippe Le Guay dispute officiellement à Jean Becker le créneau du film pour vieux. Ils sont les plus nombreux, c ‘était inévitable. 1H 44 longue de détails superflus, et on se surprend à se demander si on sortira à temps pour prendre des places pour Django.

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2 commentaires sur “Alceste à bicyclette, de Philippe Le Guay”

  1. maverick:

    T’as eu tes places pour Django?

    Après tout, le film de vieux n’a pas moins de légitimité que les dizaines de films pour ado sortant chaque année. Et tout film plébiscitant l’intelligence du spectateur se doit d’être salué. Mais bon, si c’est chiant…

  2. Ripley:

    J ‘ai eu des places pour Django !!! Quel film ! je partage ton analyse dessus à 100 %.

    Je suis d’accord avec toi sur la segmentation mais je me suis quand même beaucoup ennuyée sur toute la deuxième partie.
    Quand tu as fait ton menu pour le soir, et réfléchis à ce que tu porterais comme vêtement le lendemain, Molière n ‘est plus qu ‘un lointain souvenir.

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