le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Maverick | le 9 janvier 2013 | 1 commentaire
The Master, de Paul Thomas Anderson

L’auteur de ces lignes porte en haute estime Paul Thomas Anderson. D’où un doute au moment d’affirmer qu’il s’est royalement emmerdé pendant l’essentiel des 2h15 de The Master. Joaquin Phoenix y est pour beaucoup. Il avait flingué Gladiator avec son jeu faussement torturé. Il remet ça dans le rôle d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale alcoolo et détraqué. Certains parleront peut-être de génie. Les plus raisonnables le trouveront plutôt à la limite du supportable.

C’est d’autant plus pénible que le personnage intéressant du film, c’est « The Master » lui-même, largement inspiré de L. Ron Hubbard, fondateur de l’église de scientologie. On ne comprend jamais vraiment comment il a réussi à séduire ses fidèles. En ayant bossé avec Tom Cruise sur Magnolia, Anderson a dû récupérer des infos de première main pourtant.

Cette tendance narrative un peu lâche consistant à suivre un second couteau pour parler de l’influence du leader marche rarement. Une preuve de plus. La mise en scène d’Anderson ne manque évidemment pas de classe, Philip Seymour Hoffman ne joue ni mieux ni moins bien que d’habitude mais le vide global de l’histoire concurrence les niaiseries déblatérées par les scientologues.

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1 commentaire sur “The Master, de Paul Thomas Anderson”

  1. Ripley:

    Analyse très juste.
    j ‘ai une réserve sur Joaquin Phoenix qui est très bien, je le trouvais déjà très bien en dégénéré pervers dans Gladiator. Un romain fin de race amoureux de sa sœur c ‘était original comme méchant.
    Moi je ne ne sais toujours pas de quoi parle le film, ça ça me dérange beaucoup. Et je l ‘aurai peut être oublié dans 3 h 00.
    Sinon la mise en scène, la photo, la lumière, la direction artistique sont splendides, ce qui m ‘a fait passer le temps. Des plans remarquables à peu près toute les 13 secondes, mais impossible de rentrer dans le film.

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