



Si l’Asie est le seul rival d’Hollywood en termes d’action, c’est parce que les cinémas de là-bas respectent le genre. Ils le prennent au sérieux, ce qui paradoxalement implique de la naïveté. L’Europe s’estime au-dessus de ce type de considérations. Elle ne peut pas s’empêcher d’ajouter une dimension sociale ou du second degré dans ses scénarios. Et pourtant, Gareth Evans, Gallois de son état, a tourné en Indonésie un film d’action extraordinaire qui évite les facilités hollywoodiennes (histoire d’amour, humour).
Hollywood est en effet très loin. Le film démarre par une prière à Allah. Dans un film américain, le type serait terroriste. Ici, c’est le héros. Et pas un super héros. Plus tard, dans des combats extrêmement violents et magnifiquement chorégraphiés, il dérouille du criminel à gogo mais il a peur. Tout le temps. Sa logique, c’est la survie. Et le final a l’ambiguïté que les screen-tests californiens éradiquent souvent.
Le scénario est simple et direct. Une unité d’élite prend d’assaut un immeuble dont 50% des habitants sont les sbires d’un mafieux. Du coup, chaque étage relève du terrain miné façon Jeu de la mort. La mise en scène a l’efficacité du Pencak-Silat, art martial indonésien qui donne envie de s’inscrire direct dans un dojo. Sur fond de pouvoir corrompu, Edwards emmène Iko Uwais, acteur qu’il a découvert lors d’un documentaire, dans un bâtiment aux murs pourris, symbole d’une société corrompue. Pas de chi-chis, que de la baston. Une petite merveille.
Dans la même veine:
- Sécurité rapprochée, de Daniel Espinosa
- Omar m’a tuer, de Roschdy Zem
- Frost/ Nixon de Ron Howard
- Act of valor, de Mike McCoy et Scott Waugh
- Fast and furious 5, de Justin Lin
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Tags: 3 étoiles, caïd, Chorégraphie, combats, étages, Film d'action, gallois, gareth evans, immeuble, indonesie, silat, violence
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Tous les films américains ne montrent pas tous les musulmans pratiquants comme des terroristes mais passons. Pour le reste, j’applaudis des deux mains. Un petit bijou. Rajoutons le plaisir de l ‘alternance Machete/ combat à mains nues, de la chorégraphie de fou (de Dieu ? ).
Dire que tous les films américains ne montrent pas les Musulmans comme des terroristes, c’est comme dire que tous les spectateurs de Secret Story ne sont pas complètement débiles. C’est vrai mais sous-estimer la réalité.