le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Maverick | le 17 juillet 2012 | Pas de commentaire, une réaction ?
Bienvenue chez les geeks

C’est le rassemblement de geeks le plus énorme au monde. 125000 nerds envahissent chaque été le centre de San Diego au sud de la Californie. Lancé il y a 42 ans pour célébrer la culture populaire (la France s’y refuse toujours), le Comic-Con est de moins en moins hard-core. Les vendeurs de comics et les dessinateurs sont toujours là, les allumés déguisés en Spock prêts à payer 120$ pour la photo dédicacée de Mark Hamill aussi. Mais ils ne sont plus seuls.  Les studios en ont fait un événement marketing pour créer le buzz autour de leurs nouvelles séries et leurs nouveaux films. D’où des files d’attente monstrueuses pour entrer dans l’un des deux immenses auditoriums (6500 et 4500 places) et « participer » (parfois à 200 mètres…) à la rencontre avec les stars de blockbusters attendus ou de ses shows préférés.

Au programme cette année, ça blaguait pas. Quentin Tarantino, Peter Jackson, Guillermo Del Toro, Will Ferrell, Robert Downey Jr, Colin Farrell, Milla Jovovich, Matt Damon, Jodie Foster, Kate Beckinsale, Zach Snydern Ian McKellen. Et ce n’est qu’un échantillon. Comme les gens attendent plusieurs heures et paient 40 dollars la journée, les équipes des films les gâtent. Jackson a présenté 12 minutes de The Hobbit (sans surprise, c’est comme Le seigneur des anneaux), Tarantino a monté une bande-annonce spéciale de 8 minutes de son Django Unchained (décevante, trop d’humour bas du front), Snyder est venu avec un teaser de Man of Steel (on sent la patte « réaliste » de Christopher Nolan qui produit), Neill Blomkamp, l’homme derrière District 9, a séduit (Elysium, film de science-fiction avec un Matt Damon au crâne rasé), Gareth Edwards a surpris (teaser impressionnant de Godzilla qui ne sortira qu’en 2014), Del Toro a épaté (Pacific Rim, affrontement entre monstres et robots géants).

Les séries télés étaient aussi là en nombre, signe du poids qu’elles prennent dans l’imaginaire collectif.

Au final, beaucoup d’attente et beaucoup d’argent pour ce qui ne sont finalement que des previews. Mais on est fan ou on ne l’est pas. Et l’ambiance bon enfant, malgré la foule et la passion, fait oublier la couche commerciale qui enveloppe le tout.

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