



On verra dans le biopic sur Freddie Mercury si le talent de Sacha Baron Cohen peut dépasser les frontières de la comédie. En attendant, qu’est-ce qu’il est marrant ce con! The dictator -hommage évident- ne dure qu’une heure et 23 minutes mais Cohen et ses co-auteurs ont fait en sorte de faire que chaque réplique (et même la BO!) soit marrante, ce qui donne à l’ensemble une intensité comique rare. La personnalité de Kadhafi- dont le dictateur Aladeen n’est qu’un avatar- leur fournit une matière infinie pour enchaîner les outrances (« Mauvaise nouvelle, le bébé est une fille, où est la poubelle? »).
Leur intelligence, c’est de ne pas en rester là. Pas bloqués par le principe du faux-reportage comme dans Borat et Bruno, ils profitent à plein des libertés laissées par la fiction. L’avidité des régimes occidentaux (le speech final, autre référence au film de Chaplin) ou l’hypocrisie de l’extrême-gauche (« je suis une anti-raciste, je ne suis pas sortie avec un blanc depuis le lycée ») sont aussi les cibles d’un humour méchant et pas bête.
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