le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
avant-après.
par Ripley | le 21 mai 2012 | 2 commentaires
Dark Shadows, de Tim Burton

J ‘ai dit autrefois  le mal que je pensais d’un Tim Burton vieillissant, vidé de son contenu. Génie poétique et romantique de ma jeunesse, il file un mauvais coton qui reste esthétique, mais plein de vent.

1991.Michel Pfeiffer est l’ inégalable Catwoman-Selina Kyle de Batman, Returns du même Tim Burton.

Après que l ‘ignoble Max Schrek (Christopher Walken) a essayé de l ‘assassiner, Selina Kyle rentre chez elle et défonce son appartement. Il faut revoir cette scène !!!!!!

http://www.youtube.com/watch?v=cmcBnyQCrcM&feature=related

La démarche de Michelle Pfeiffer, la veste qui tombe par terre,  la langue en pointe quand elle broie ses peluches dans l ‘évier, le mouvement dans le miroirs qu’elle défonce, les deux chats qui bougent la tête de concert, le plan de fin avec les néons cassés qui écrivent « Hell There » dans le fond de la pièce. Qu’est-ce que ça nous racontait ?

La mue. Selina Kyle avait fini d’être toutes ces secrétaires humiliées qu’on appelle « mon petit« , elle avait finit d’être une enfant, exit la maison de poupée. Sa transformation est une mue au sens propre, elle change de peau, elle cesse d’être une victime. Elle embrasse la violence dans un monde absurde qui ne disposait d’aucun autre retour. Un monde ou les monstres de naissance (le Pingouin) côtoient des monstres déguisés en gentlemen (Max Shrek), et transforment en monstre jusqu’à la plus gentille des filles (Selina).

A l ‘époque, Burton tenait sa ligne. Batman étant, au bout du compte, l ‘histoire d’un orphelin bizarre aimant se déguiser en chauve-souris, il posait la question de la normalité et nous livrait ce constat : un monstre dort en chacun de nous, heureusement les monstres ont du panache. Cette société de monstres rejetait un enfant différent (Batman, ou le Pingouin), le serpent se mordait la queue, et de nouveaux monstres étaient créés.

En 2012, Batman returns a 21 ans. Edward aux mains d’argents (puisque ‘on en arrive à Johnny Depp) 22. Dark Shadows est un petit film rigolo avec des enfants qui parlent aux fantômes. Il ne dit RIEN, n ‘est pas emprunt de ces traits de génie évoqués plus haut. Il est simplement plaisant, c ‘est un petit divertissement. Depp singe Nosferatu pour son plus grand plaisir. Ma foi, on ne s’ennuie pas.

Mais ce n ‘est pas du cinéma.

Dans la même veine:

2 commentaires sur “Dark Shadows, de Tim Burton”

  1. dasola:

    Bonjour, j’ai au moins retenu la scène « hot » entre le vampire et la sorcière (les deux seuls rôles consistants) qui est plutôt drôle. En revanche, je me suis demandée pourquoi Michelle Pfeiffer avait accepté son rôle car son personnage n’a aucune épaisseur. Sinon, oui Batman returns est un chef d’oeuvre: la mort du pingouin m’avait beaucoup émue. C’est le meilleur « Batman » de la série.

  2. maverick:

    C’est vrai qu’il est un peu chiant ce film.

Exprimez vous