



Il serait déplacé de parler de saga étant donné la médiocrité du deuxième et du troisième épisode que tout le monde a par ailleurs oubliés. Il n’en reste pas moins que le premier American Pie, ses adolescents obsédés par leur virginité et es gags gras ont parlé à toute une génération. Les producteurs savent que leur public et leurs acteurs ont vieilli.
Ils ont aussi bien compris que Stifler, idiot et méchant, était le rôle à soigner. Stifler, c’est le second rôle explosif nécessaire à chaque comédie de groupe, tel José Garcia dans La vérité si je mens.
Le sexe et les gags lourdingues restent au coeur d’une histoire modernisée. 13 ans plus tard, les adolescents obsédés sont devenus des trentenaires frustrés (vie de couple emmerdante, carrière manquée, rêves déçus, illusions perdues). Le succès d’American Pie tient au fait qu’il parle au loser qui sommeille en chaque mâle occidental. Stifler fait rire à chacune de ses apparition, la BO années 90 fait plaisir. C’est déjà ça mais il n’y a rien de plus et encore moins pour tout spectateur privé de chromosome Y.
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