le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
Du pain et des jeux
par Maverick | le 11 avril 2012 | Pas de commentaire, une réaction ?
Hunger games, de Gary Ross

Traitez-moi de bourrin ou de misogyne, je m’en fous. L’histoire d’Hunger games a déjà été plus ou moins racontée et c’était quand même mieux avec des mecs. Ou alors il faut y mettre de la perversité et de la sauvagerie , ce dont est incapable Gary Ross, le réalisateur du mignon Seabiscuit (un canasson pas bien costaud gagne des courses). Ce qui n’enlève en rien au talent de Jennifer Lawrence, déjà dure, intense et joufflue dans Winter’s bone.

C’est le futur, il y a plus rien à manger. Des jeunes à qui on n’a pas donné le choix jouent à Survivor pour de vrai, histoire que les pauvres oublient la faim et laissent les riches tranquilles. Donc le coup de la tuerie en direct à la télévision pour le plus grand bonheur des classes bourgeoises, on connaît. Schwarzy faisait ça très bien dans Running Man. Idée déjà piquée au français Le Prix du danger. Les Chasses du Comte Zaroff finiront bien sous l’oeil des caméras. La nouveauté ici serait que ce sont des enfants qui s’entretuent. Dans le Japonais Battle Royale, des ados se liquidaient déjà gaiement. Ici, l’héroïne (jolie évidemment) tue peu et que des méchants, le tout avec le moins de sang possible pour pas perdre des spectateurs à 10 dollars le billet. D’ailleurs, à 10 dollars le billet, on est en droit d’attendre une direction artistique qui ne date pas des années 80.

Le film cartonne malgré tout. Les suites annoncées vont aussi remplir les tiroir-caisses. Une trilogie best-seller écrite par une gonzesse pour des ados adaptée au cinéma et une héroïne de caractère tentée par deux mecs mous du genou pour pas dire d’ailleurs, ça ne vous rappelle rien? Il se passe quand même des choses dans Hunger Games, ce qui n’était pas le cas dans Twilight.

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