



Depuis quelques semaines, j ‘entends régulièrement demander pourquoi on adapte un livre déjà adapté il y a deux ans.On a rien contre les adaptations, rassurez-vous, mais là ce serait trop proche. Ajoutons à cela une bonne dose eurocentrisme, nous voici proches des Suédois qui ont livré leur version des faits.C ‘est oublier qu’on peut toujours livrer une meilleure ou différente version d’une histoire. Et qu’un best seller n ‘appartient plus à son créateur, n ‘en déplaise à ses héritiers qui s’entretuent pour les droits d’auteur.
Je n ‘ai pas lu les bouquins de Stieg Larson ni vu les précédentes versions. Mais ce qui est intéressant c ‘est bien sur cet écart de mentalité. Les américains adaptent tout ce qui leur chante sans réfléchir au temps et à l ‘antériorité. Il suffit pour cela d’avoir une autre manière de le faire. Pour ce qui nous occupe, c ‘est le grand David Fincher qui est aux commandes, musique de l ‘inénarrable Trent Reznor, bref du caviar.
Du coup ça se passe très très bien. Suède métallique, neige et violence. Une histoire menée de main de maître, c ‘est le cas de le dire. Vivement la suite.
Dans la même veine:
- The Chaser, de Hong-jin Na
- Merci Tony Curtis
- Golden Globes Review
- La Route, de John Hillcoat
- Very bad trip 2, de Todd Philipps
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Tags: 3 étoiles, Daniel Craig, david fincher, nazi, Rooney Mara
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La qualité du film (que je n’ai pas vu) n’est pas en cause. David Fincher est un grand. Plutôt que le reflet d’un quelconque volontarisme, cette adaptation traduit surtout l’imperméabilité du public américain à tout ce qui est sous-titré (hors produit marketé type The Artist). Là-bas, personne n’a vu la (très bonne) version suédoise. Hollywood a fait ce film pour le public américain. Alors parler d’eurocentrisme, c’est un peu gonflé de ta part je trouve.
La qualité du film (que je n’ai pas vu) n’est pas en cause. David Fincher est un grand. Plutôt que le reflet d’un quelconque volontarisme, cette adaptation traduit surtout l’imperméabilité du public américain à tout ce qui est sous-titré (hors produit marketé type The Artist). Là-bas, personne n’a vu la (très bonne) version suédoise. Hollywood a fait ce film pour le public américain. Alors parler d’eurocentrisme, c’est un peu gonflé de ta part je trouve.