le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
2012 : année vérité.
par Ripley | le 8 janvier 2012 | 1 commentaire
Les Acacias, de Pablo Giorgelli

On va nous en promettre en 2012 : la fin de la crise, la fin du monde, la fin de Desperate Housewives…. Pourtant, s’il est une bonne résolution qui peut être tenue en 2012, c ‘est de pas mentir au lecteur, de résister au vent de la critique et de l ‘admettre : Les Acacias est un film chiant.

Comme l ‘enfer est pavé de bonne intentions, il raconte un jolie histoire, un homme solitaire et bourru et une jeune femme fuyant avec son bébé passent 3 jours à s’apprivoiser. A bord de la cabine du camion remorque qui sépare le Paraguay de Buenos Aires, la glace se brise via le bébé, et ces deux précaires des sentiments s’acheminent à pas de tortue vers une jolie rencontre.

La naissance de la communication entre deux êtres esseulés à crever à quelque chose de touchant face au désormais traditionnel « file moi ton 06″, un travail de mise en scène, de rétroviseur et de direction d’acteur du bébé sont tout à fait intéressants. Des gens simples, des gens de peu de mots, mais des sentiments quand même.

Sauf que voilà, c ‘est joli, mais c ‘est chiant. Cette solitude grave, cette envie de monde meilleurs, ce peuple de petits bonheurs nous fûmes milles fois mieux contés par Carlos Sorin dans Historias Minimas, Bombon El Perro, ou El Camino de San Diego. Voilà qu ‘en y pensant, ma bienveillance envers Giorgelli s’étiole, car c ‘est drôlement moins bien, avec en plus un petit snobisme de film de festival, sinon pourquoi rejouer cette partition ?

Méfie toi donc, lecteur, en 2012, ce film existe ailleurs, en beaucoup mieux.

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1 commentaire sur “Les Acacias, de Pablo Giorgelli”

  1. maverick:

    Le lecteur est entre de bonnes mains.

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