le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Maverick | le 22 décembre 2011 | 2 commentaires
Shame, de Steve McQueen

Le héros de Shame est tellement accro au sexe qu’il n’arrive plus à faire l’amour. Pour jouir, il lui faut une prostituée, un site porno ou un fantasme. Sa collègue lui plaît mais elle n’a aucune chance parce que son addiction lui interdit la tendresse. Il s’en rend compte comme un alcoolique ou un drogué  réalise que sa dépendance l’empêche de vivre normalement: il ne peut pas y faire grand chose. Ce qui fait basculer cette belle gueule (Michael Fassbender plaît beaucoup), c’est l’arrivée de sa soeur dépressive dans son bel appart’.

Il vivait heureux tant qu’il vivait caché. Elle débarque et il sombre. Quand un alcoolique finit dans le caniveau, lui se vautre dans la luxure. C’est la seule solution qu’il a trouvé pour tromper l’ennui et oublier sa culpabilité. Comme le répètent à l’envie les critiques fans de cette variante sur la solitude du mâle occidental, Steve McQueen filme tout ça avec une froideur clinique. A l’extérieur, tout est propre. A l’intérieur, tout est pourri.

Dans la même veine:

2 commentaires sur “Shame, de Steve McQueen”

  1. Julien:

    Le mec s’appelle vraiment Steve McQueen ??

  2. Maverick:

    Oui.

Exprimez vous