le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
A la recherche du temps perdu
par Ripley | le 27 novembre 2011 | 1 commentaire
Time Out, de Andrew Niccol

La SF va mal. C ‘est le triste constat qui s’impose à la sortie de Time Out. C ‘est un constat d’autant plus amer que tout ici pourrait faire un bon film : un bon pitch, le temps est devenue monnaie, l ‘ultra capitalisme exige que les pauvres meurent de temps à autre, et un homme, Robin des Bois du Futur, déciderait d’inverser la donne. Un réalisateur rompu à l ‘exercice, à qui l ‘on doit Bienvenue à Gattaca et le très beau Lord of War. Un gros casting, avec Justin Timberlake, le splendide Cillian Murphy, mais aussi Vincent Kartheiser de Mad Men.Et pourtant rien ne va.

Andrew Niccol sait que la SF permet la parabole, mais peut être parce qu ‘il pense que le spectateur est un peu simple, il ne fait que de la parabole, et répète à merci que « les choses peuvent être différentes », « donner de l ‘espoir c ‘est l ‘essentiel » et « qu’aucune vie ne vaut plus que les autres ». A un moment du film, on se dit qu ‘on est en pleine AG des Indignés, mais on pourrait passer sur ce côté neuneu si on s’amusait un peu.

Or on ne s’amuse pas DU TOUT devant Time Out. La faute au scénario poussif, à l ‘intrigue qui avance à deux à l ‘heure, à la répétition infinie de ces plans où les personnages regardent leur compteur temps/vie et où du coup il ne se passe pas grand chose. Même les courses poursuites sont courues d’avance, et les années 80 ne sont esthétiquement jamais très loin. Même Cillian Murphy (qui est méchant car il a oublié d’où il vient) a l ‘air empoté comme une poule qui a trouvé un couteau, et arpente tristement le film en arrivant systématiquement 10 secondes trop tard pour coffrer Justin Timberlake. Celui-ci, avec son héritière rebelle au bras (Lady Marianne), se spécialise dans le casse de banque, exercice qui dans le futur sera d’une simplicité enfantine, c ‘est la bonne nouvelle d’un film qu’on est heureux de voir se terminer. Il nous reste à espérer d’avoir le temps de chopper une autre séance, pour, à la façon de Total Recall ou d’Eternal sunshine,of a spotless mind, de vrais films de science-fiction, oublier ce long temps perdu.

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1 commentaire sur “Time Out, de Andrew Niccol”

  1. maverick:

    C’est vrai que le film aurait gagné à se montrer plus cynique, moins propret mais l’idée de base est vraiment géniale. Dommage que le scénar’ vire vite au classique. A noter dans le casting la présence de Matt Bomer, probablement l’homme le plus beau de la planète.

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