le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
On ne nait pas femme. On y revient.
par Ripley | le 9 octobre 2011 | 1 commentaire
Comment font les femmes ?, de Douglas McGrath

Ça devait arriver. J’ai un abonnement à la gym et je vais moins au cinéma. Du coup, j ‘ai décidé de manquer de professionnalisme sur le blog le temps de sculpter mon corps de feu. Comme j ‘ai par ailleurs toujours manqué d’honnêteté intellectuelle, j ‘ai décidé de faire la critique de Mais comment font les femmes sans voir le film. Qui vivra verra bien ce que ça vaudra.

Mais comment font les femmes ? est une énième comédie sur la vie familiale WASP américaine. Soit une mère de famille américaine Sarah Jessica Parker, tiraillée entre l ‘envie d’être une bonne mère et une épouse aimante, et un job hyper intéressant. La faiblesse du film est déjà gravement lisible, car SJP peine vraiment à avoir l ‘air jeune, c’était déjà le cas dans Où sont passé les Morgans ? et forcement cela ne s’arrange pas.

Mais passons sur  ces incohérences dérangeantes. On savait le rôle central de la valeur famille au Etats-Unis, on savait le peu de talent de Sarah Jessica Parker, on savait quelques américaines intégristes de l’allaitement initiatrices du grand retour des thèses naturalistes « Qui mieux que maman peut s’occuper de ses enfants ? » dans le monde occidental, on savait que les films avec des enfants ont statistiquement 89 % de chances d’être plus chiant qu’un film français sans enfants. Mais savait on que tout cela pouvait cohabiter dans un seul film ?

Cette fois-ci c ‘est fait. Car SJP continuera sa carrière brillante. La patriarcat (monde du travail) ne pouvant être qu’ému aux larmes par le combat des mères courages modernes, prêtes à tout sacrifier pour Théo et Emma. Ici, une fois n ‘est pas coutume, le patron de SJP et/ où son gros client (Pierce Brosnan en plein naufrage ?) décident de rendre à César ce qui est César. Ce ne sera pas aisé et il y aura des rebondissements, mais elle aura tout car elle le vaut bien.

Évidement si l ‘on était au 21ème siècle, que l ‘on on était 300 ans après le siècle de lumières, si on avait le droit de vote depuis 66 ans, le droit de travailler sans restriction depuis 1965, alors nous aurions du recul. Nous réfléchirions plus par nous même et interrogerions le rôle de la maternité et du modèle du couple comme constitutifs de l ‘identité féminine.

Il existe une branche du féminisme que l ‘on appelle essentialisme. Ce courant de pensée consiste à attribuer aux femmes une essence différente de celles des hommes, des caractéristiques spécifiques, innées, naturelles. Elles constituent un grosse partie de la justification du sexisme ordinaire, et plein de femmes les ont intégrées. Les femmes seraient plus sensibles, plus gentilles, plus aptes à s’occuper des autres, puisque ce sont elles qui font les enfants. Ces caractéristiques inaliénables supposées ont inspiré des programmes politiques comme le » Care », directement repêché du féminisme essentialiste des sixties et repris par Martine Aubry. Ayant une « autre vision des rapport sociaux », les femmes sont les plus aptes pour les gérer. Entendez enfants, chantier dépendance, service à la personne, services de proximité. Pour les prix Nobel de physique on repassera mesdames.

Je ne sais pas si Mais comment font les femmes parle de ça, mais c’était l ‘occasion de dire à nos amies les pseudo féministes qui sont entrain de RAMEUTER  pour Aubry, que leur projet de société, il est archaïque et régressif. Je ne sais pas comment font les hommes, mais parfois je me demande s’ils ne seraient pas plus malins…

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1 commentaire sur “Comment font les femmes ?, de Douglas McGrath”

  1. dan:

    Dans un autre genre, j’attends la prequel de The Thing.

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