le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Maverick | le 4 septembre 2011 | Pas de commentaire, une réaction ?
(Compétition) Return, de Liza Johnson

Entre New York et la Californie, il y a l’Amérique. Hollywood en parle rarement. C’est là que le cinéma indépendant intervient. Il s’arrange toujours pour trouver un coin bien déprimant de l’Ohio pour raconter son histoire. Celle de Return, on la connaît. Un à deux films de la sélection deauvillaise en parlent chaque année : le traumatisme de la guerre. Au moins, Liza Johnson évite le sempiternel récit de la tuerie qui a flingué le personnage principal. On ne sait même pas où il combattait. Et surtout, il est une elle.

Ca, c’est nouveau. Johnson a l’air de penser qu’il n’y a que l’instinct maternel qui survit au traumatisme. Le reste n’a plus de sens. Linda Cardellini (la fille d’Urgences et Scoobi-doo) n’arrive plus à travailler, à faire l’amour à son mari, à discuter avec ses copines. Il n’y a qu’avec ses filles, soit l’innocence, qu’elle arrive à recréer un lien.

C’est un thème récurrent. Tout le monde veut parler de la guerre mais ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas comprendre et ceux qui l’ont connue ne s’en remettent pas. Résultat, l’héroïne est aussi dévastée que l’économie de sa petite ville où les fermetures de magasins s’ajoutent à celles des usines. La guerre ruine un peu plus un pays en crise dans lequel les pauvres s’engagent pour payer leurs études.

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