



Johnny Depp, sorte de Dorian Gray moderne, est le principal mais pas le seul intérêt de la saga Pirates des Caraïbes. Films d’aventures inventifs et spectaculaires, les quatre épisodes valent sans discussion possible le prix de la place. Si le producteur Jerry Bruckheimer a eu la bonne idée de nous débarrasser du pénible duo Orlando Bloom/Keira Knightley, il a aussi sucré toute forme de décors naturels.
A mesure que la saga avance, elle ressemble de plus en plus à l’attraction qui l’a inspirée. On a toujours les pirates mais à chaque fois moins de Caraïbes. L’océan, c’est un bassin, les villes des images de synthèse. Loin de moi l’intention de taxer de pingre l’un des producteurs les plus généreux d’Hollywood. C’est juste qu’on a un peu une impression de facilité.
Et c’est pas le criminel Rob Marshall (le mec a réalisé Chicago, le mot « criminel » n’est pas trop fort) qui va sauver le coup. Donc comme dans le 2 et le 3, la disparation de la fraîcheur de l’original finit par susciter l’ennui. Tout ça malgré Jack Sparrow, l’un des personnages les plus réussis du cinéma du XXIe siècle.
Dans la même veine:
- Rango, de Gore Verbinski
- The Raid, de Gareth Evans
- Nuit blanche, de Frédéric Jardin
- Le Choc des Titans, de Louis Leterrier
- Prince of Persia: les sables du temps, de Mike Newell
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Tags: 2 étoiles, action, aventures, Chicago, décor, espagnol, humour, jack sparrow, johnny depp, paysages, Penelope Cruz, pirates, rob marshall, studio, trésor
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