En France, personne ne le sait mais le festival de Colcoa (pour City of Lights, city of Angels) fête sa quinzième édition. Chaque année au printemps, une délégation française débarque sur Sunset Boulevard, à Los Angeles tout près du Chateau Marmont de Somewhere. Elle trouve refuge dans les salles de la Director’s Guild of America (le syndicat des réalisateurs) et y projette des films qu’elle espère bien vendre sur le territoire américain, 80% du public étant constitué de professionnels.
La soirée d’ouverture a eu lieu lundi soir. L’organisateur, François Truffart (ça ne s’invente pas) a ramené du beau monde. Faut dire que même si la part de marché du cinéma français (et des autres) est ridicule aux States, Hollywood touche à l’incontournable.
Dany -25 millions d’entrées- Boon est arrivé en Aston Martin. Lambert Wilson, Nathalie Baye, Bertrand Blier ont été plus discrets. Comme Maurice Barthélémy. En plus de son enthousiasme et de sa disponibilité, l’ex-Robin des Bois a l’analyse juste. En même temps que les cinéastes américains vantent la Nouvelle Vague, ils fascinent leurs homologues français.
La présence d’un artiste de la trempe de Michael Mann à la soirée illustre l’intérêt que suscite encore notre cinéma. En tout cas chez les professionnels. A part Le Fabuleux Destin d’Amelie Poulain (plusieurs dizaines de millions de dollars au box-office US), la France chasse sur des terres d’Art et Essai.
Le festival a démarré avec la projection des Femmes du 6ème étage. Il se concluera lundi prochain avec Rien à déclarer. Entre temps, Claude Lelouch aura droit à un petit hommage et les spectateurs pourront visionner des court-métrages de la Fémis dont l’excellent La Carte de Stéfan Le Lay, variante réussie de La Rose Pourpre du Caire avec une carte postale dans le rôle de l’écran de cinéma.
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En même temps s’ils ne voient que du Lelouch, heureusement que ça reste confidentiel…