le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
conférence, interview et bisous.
par Ripley | le 2 avril 2011 | Pas de commentaire, une réaction ?
Borja Cobeaga, cosmo-rencontre

A Nantes, les gens sont sympa. Comme l’illustre cette magnifique photo en exclusivité prise par moi pour leblogbuster.fr, les organisateurs ne lésinent devant RIEN pour faire plaisir aux réalisateurs. Qui sont eux mêmes…très accessibles. Autre point très positif de la ville et du festival, ici on ne fait pas des Conférences. On fait des interviews, et des Cosmo rencontres, où les gens de la vraie vie qui meurent à la fin, c ‘est à dire le public, vient poser des question au réalisateur après le film.

Moi j ‘ai tendance à ne pas aimer les gens (ce qui ne semble pas être la cas de Cobeaga à gauche sur la photo), pourtant ils posent des questions sympas, voici le meilleur de la cosmo rencontre avec ce réalisateur hors norme.

Borja Cobeaga (sans question) : Le personnage de Juan-Carlitro a tellement de succès que j’envisage un sequel, Juan Carlitro dans l’Espace, ou Juan Carlitro en 3D  mais tourné en deux D. Je suis content qu’un film avec un humour aussi espagnol puisse faire rire autant à l’étranger.

Un monsieur : C ‘est de la vraie Neige ?

BC : Non on a tourné en été, tout est faux, du coup si vous faites un film qui se passe en hiver et que vous avez besoin d’un consultant en neige…

Ah oui il y a un truc qu’on me demande tout le temps, c ‘est comment est l’acteur qui joue Juan Carlitros est dans la vie. Eh bien il est très discret, et très bien élevé. Il avait un rôle un peu neutre dans mon premier film (Pagafantas), donc on lui a écrit ce rôle et il en a fait quelque chose d’extraordinaire.

Monsieur N° 2 : Les blagues sur les sud américains s’entendent elles vraiment en Espagne ?

BC : Je crois que la phrase qu’on entend le plus en Espagne c ‘est « Je ne suis pas raciste, mais… ». Mais c ‘est vrai que celui qui les fait n ‘est pas un méchant type, c ‘est un maladroit qui dit ça par ignorance. Je crois qu’en Espagne c ‘est cela, plus d’ignorance que de méchanceté. Alors que nous avons un passé qui fait que ça a souvent été nous les « immigrants ».

Monsieur N°3 : Le héros a du mal à partager ses sentiments, comment expliquez vous cette difficulté ?

BC : L’explication c ‘est qu’il est basque. Cette timidité, ce type de personnage qui n’ose pas, c ‘est très basque. Moi j ‘ai vécu à Bilbao, et c ‘est la ville où il a le plus de flirt « on line » d’après une étude récente, et de mon expérience il n’y en a pas des masses « off line ».

L’organisatrice du festival : C ‘est pour ça que vous venez à Nantes ?

BC : Oui, pour le climat caribéen.

Dame 2 : Est ce que ton 3ème film sera encore basque ?

BC : Oui car j ‘ai un projet de comédie sur ETA. C ‘est l’histoire d’un commando qui loue un appartement pour préparer un attentat. Le hasard fait qu’ ils vont se retrouver président de la co-pro. Il n ‘y a jamais eu de comédie sur ce thème, et je pense que ça peut être libérateur. J’ai vécu longtemps au Pays Basque et ce qui se passe crée un climat de gravité et de sérieux, je crois qu’il faut en rire, la comédie  c ‘est une vengeance sur tout ça. Parmi le commando il y a un couple d’Etarras, la fille lui demande de lui laisser de l’air alors qu’ils sont en planque et qu’ils ne peuvent pas sortir…

L’organisatrice du festival : Vous présentez ce film l’année prochaine ?

BC : Noooon ! Je ne sais pas comment fait Woody Allen pour faire un film par an, j ‘ai 50 ans de moins que lui mais je n ‘ai pas son énergie, dans 2 ans je pense.

Un Monsieur : Je me demande ce que tu as fait au nouvel an pour imaginer un histoire pareille ?

BC : Je déteste le nouvel an. C ‘est horrible. Le réveillon le plus bizarre que j ‘ai passé, j ‘étais technicien sur Big Brother, je regarde ces « êtres  » manger leurs raisins. En Espagne on mange 12 raisins pour les 12 coup de minuit pour passer une bonne année. Normalement on mange du raisin de bonne qualité, mais sur Big Brother on avait des raisins en conserve, et je me suis coupé avec la boite…mais j’ ai eu des réveillons plus marrants.

Ripley : Quels sont les réalisateurs qui te font vraiment rire ?

BC : Le film qui me fait le plus rire c ‘est sûrement Frankenstein Junior (Mel Brooks, 1974, NDRL). Récemment il y a aussi les films de Will Ferrel. Et je suis depuis petit un grand fan de Louis de Funes. Je vous explique pourquoi : au pays basque on voit la TV Française, et je comprends le français et c ‘est comme ça que je l’ai appris (Il se met à imiter Louis de Funes vachement bien !!!!!!!!). Et pendant que j ‘y suis je vous avoue aussi que j ‘ai volé une blague du film au diner de con de Francis Weber, copié-collée. Je suppose que maintenant que j ‘ai avoué  le plagiat je vais être exilé et déporté de France.

Après la cosmo rencontre, Borja Cobeaga propose un cosmo-Karaoké…..

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