le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
Neurones junkie
par Maverick | le 23 mars 2011 | 1 commentaire
Limitless, de Neil Burger

Le film n’a pas encore date de sortie prévue en France et son réalisateur n’est pas vraiment connu. Sinon, j’aurais adoré aller à la caisse et dire « bonjour, un Neil Burger s’il vous plaît ». Cette blague rigolote a été produite par les 10% effectivement actifs de mon cerveau. Limitless s’intéresse aux 90 autres, ceux que l’être humain n’utiliserait soit disant pas. En gros, une drogue permet de faire chauffer les neurones, ouvrant ainsi le champ des possibles à celui qui l’ingurgite.

Paraît que la cocaïne donne un sentiment de toute-puissance. C’est l’effet de la pilule du film, sauf que ce n’est plus un sentiment. Celui qui la prend réfléchit plus vite, se souvient mieux…Une ode à la gloire de nos capacités mentales.Adieu les gros bras, bonjour les grosses têtes. Derrière, Burger brode une histoire à suspense plutôt fun. Le paumé devenu accro mais riche (Bradley Cooper, convenable) est poursuivi après avoir trouvé un stock de la précieuse drogue.

Le hic du scénario vient de là. On est en droit de croire que le type super malin devrait devancer les problèmes. Même le spectateur à l’intelligence moyenne (aka moi) sait que la première chose à faire, c’est trouver un moyen de produire soi-même la drogue. Mais il fallait bien faire un film alors Burger noie le poisson en confrontant l’intelligence à la dépendance. Pas con. Qui l’emportera entre la raison et la pulsion? La drogue, c’est mal ou pas? Ce jeu malsain avec la morale donnerait presque envie de lui pardonner d’avoir refilé un rôle creux à De Niro, juste pour pouvoir coller son nom sur l’affiche.

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1 commentaire sur “Limitless, de Neil Burger”

  1. Aurélien:

    3 étoiles pour moi! Vraiment bien aimé ce film, j’accroche de plus en plus avec Bradley que je trouve très bon en toutes circonstances.

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