le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
Le Top 10 de 2010 vient de changer
par Maverick | le 7 février 2011 | 2 commentaires
Scott Pilgrim, de Edgar Wright

Aucun film dans l’histoire du cinéma n’a su exploiter l’univers du jeu vidéo aussi bien que le génial Scott Pilgrim (Tron évoqué plus bas fusionnait cinéma et jeu vidéo, nuance). Ca commence fort avec le logo Universal tuné façon Mario Bros. Et ça ne s’arrête pas jusqu’à la fin. Edgar Wright étourdit par sa liberté narrative, inventant sans cesse des effets de folie, drôles, malins. Un tourbillon enthousiasmant, une vraie « Tarantinade », soit fabriquer du frais jubilatoire avec du produit recyclé.

A bas les clichés dans cette histoire si simple d’un garçon qui tombe amoureux d’une fille. Ca se passe dans le froid à Toronto, pas à New York ou dans une banlieue américaine. Le Nerdique Michael Cera ne suscite pas spécialement la sympathie. Maladroit mais pas timide, il fait souffrir les gonzesses. La cible de ses attentions n’est ni jeune femme sage, ni marginale, ni cool, ni salope. Tous les personnages ont un grain. Son ex, sa copine, son roomate, les membres de son groupe de musique indie.

White utilise la structure des jeux vidéos (un adversaire face à un autre, plusieurs niveaux à franchir) pour faire avancer son scénario. Scott est soudainement attaqué par les ex de sa copine. Intelligente métaphore du travail sur soi-même nécessaire pour accepter les histoires précédentes de son/sa partenaire. Les bonnes idées de ce genre, le film en déborde. Et l’air de rien, Scott Pilgrim (pèlerin en français) dresse le portrait d’une génération. Avec le risque de mal vieillir forcément. Le plaisir à le voir aujourd’hui est en tout cas immense.

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2 commentaires sur “Scott Pilgrim, de Edgar Wright”

  1. Ripley:

    Sans partager la 4ème étoile avec mon éminent collaborateur, je suis d’accord sur le film générationnel. Et en plus il ya Jason Schartzmann, qui est toujours rigolo.

  2. Zombie:

    Un enchantement du début à la fin et qui réussit (presque parfaitement) à éviter l’effet redondant des combats. Après « Shaun of the dead » et « Hot fuzz », Edgar Wright est définitivement le réalisateur de « comédies » que je préfère. PS : Maverick prend des libertés avec le Top 10…

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