le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
Sa majesté des mouches
par Ripley | le 14 janvier 2011 | 1 commentaire
The Green Hornet, de Michel Gondry

The Green Hornet ne restera pas comme le chef d’oeuvre de Gondry, c ‘est sûr. Ceci etant dit, lui demander de réaliser ce film est une putain de bonne idée, du coup, le résultat est éminement sympathique. Rappelons que le Frelon Vert n’est pas un Marvel, ni même un comic, à la base c ‘est un feuilleton radio adapté à la télévision directement. C’est surtout la série qui lança un jeune asiatique du nom de Bruce Lee. C ‘est là que le choix de Gondry est drôlement malin.

 

L’aspérité du Frelon vert ne repose dans aucune parabole majeure sur le sens de l’existence, c ‘est de l ‘aventure pure, des personnages attachants, des baffes, du spectacle. Et là Gondry magnifie bien cette histoire de super héros  dont le super héros (Britt Reid, fils d’un patron de presse) n ‘a absolument pas l’ombre d’un talent. Il met la gomme sur l’action et sur l’humour. Il fait du beau, du marrant, du jouissif (le split screen à l ‘infini, le 6ème sens de Kato, Seth Rogen qui emballe les filles en accéléré). Bref milles et unes petites trouvailles qui font qu’on s’amuse grave.

Seth Rogen (Britt Reid), qui produit le film a porté le projet, a écrit des répliques à la Judd Apatow, qui font fonctionner le Duo Reid/ Kato. En effet le vrai héros n ‘est pas le Frelon Vert mais son acolyte Kato, jeune asiatique surdoué qui construit armes et voiture et bien sûr, maitrise les arts martiaux.

Le duo Gondry/Rogen monte donc un film drôle, rythmé, décalé par rapport au genre « super héros » mais tout de même haletant, qui conserve l’esprit et les forces qui faisaient le charme de la série TV désuète. Moi ça me plait cette cohérence, comme ce petit dessin de Bruce Lee fait par le nouveau Kato, dans l’esprit « Be Kind, Rewind« , où Gondry aime à rappeler que ce sont les petites gens (sans connotation raciale) qui font le cinéma, ici l’accolyte qui a tout pouvoir, et qui fut autrefois le majordome du papa de Britt Reid.

Et puis il y a une dernière chose qui m ‘a beaucoup plue. Une vraie reflexion transversale sur la représentation. Ca commence dès la première scène, ou un dealer (ahhhh James Franco), explique à Christophe Waltz  (lui même chef de la pègre) qu’il est finit pour des questions de look, reflexion qui fera son chemin dans l’esprit du parrain sanguinaire. Ce serait gacher le film que de raconter la suite mais le choix du costume, de l’image et les problème de perceptions courrent dans tout le film nous remenant un peu vers le matériaux de Kick Ass. De quoi se demander longtemps si l’habit fait le moine… A voir.

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1 commentaire sur “The Green Hornet, de Michel Gondry”

  1. maverick:

    A part l’intrigue simpliste, il n’y a que du bon dans ce film. De la fraicheur, des acteurs connus dans des petits rôles, du son au top (le passé de clipeur de Gondry) et de l’anti-cliché. Un personnage asiatique aussi cool dans le cinéma occidental, c’est rare. Et puis j’ai bien aimé la petite dédicace à Anvil! sur la télé dans la première scène.

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