



New York. C’est l’automne (comme dans tout film indépendant). Un couple se forme, un autre se déchire. On dirait un film français. Pour une fois, Philip Seymour Hoffman, le Steven Gerrard du cinéma, capable de jouer à tous les postes, a choisi la facilité. Il adapte une pièce de théâtre qu’il a jouée de nombreuses fois, dans une ville qu’il connaît par coeur, avec un style « Sundance » qu’il pratique depuis des années.
On croit pendant un temps à une comédie romantique classique. Le mec timide, New York mettent le doute. On craint un moment qu’Hoffman nous ressorte le gentil »meilleur ami » coloré (un Latino cette fois-ci) qui aide le héros. Un peu comme quand le Hollywood d’il y a pas très longtemps fabriquait du second rôle de bon petit nègre qui meurt à la fin, vision rêvée d’une Amérique blanche, nostalgique de l’esclavage et du Noir serviable. Ouf. Ca n’arrive jamais.
Le personnage de John Ortiz est bien plus profond et original que le tendre paumé joué par Hoffman, cliché du ciné Indie US. Un type bourré de félûres qui n’aide son pote que pour oublier son mal-être. Les deux couples sont traités à égalité. Et c’est évidemment celui qui commence à se haïr qui captive plus que celui qui commence à s’aimer.
La réalité des dernières heures pèse toujours plus lourd que l’illusion des premiers jours.
Dans la même veine:
- Django Unchained, de Quentin Tarantino
- (Compétition) Return, de Liza Johnson
- La Famille Savage, Tamara Jenkins
- Les émotifs anonymes, de Jean-Pierre Améris
- CYRUS, 3 questions à l’équipe du film.
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Tags: 1 étoile, acteur, amitié, amour, couple, frane, New York, philip seymour hoffman, réalisateur, rencontre
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