le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
L'ombre d'un doute
par Maverick | le 24 décembre 2010 | 1 commentaire
Bébé mode d’emploi, de Greg Berlanti

Et si je m’étais trompé sur Katherine Heigl ? Je la voyais comme une actrice paresseuse abonnée au même rôle de femme hyper-organisée mais maladroite avec les hommes. Au point que l’allée devant sa maison dans Bébé mode d’emploi ressemble à s’y méprendre à celle d’un de ses films précédents l’Abominable vérité. Et si elle était plus intelligente que ça? Si elle s’était juste décidé à jouer le même personnage tout en profitant des plus beaux garçons d’Hollywood? Un job de rêve quoi. Est-ce que je ferais ce reproche à John Wayne, sempiternel cow-boy ronchon? Ou à tous ces acteurs, héros de films d’action qui embrasse la jolie fille à la fin.

Parce que si Heigl rejoue toujours la même partition, son partenaire masculin aussi. Il est interchangeable. James Marsden dans 27 Robes, Gerard Butler dans L’abominable vérité, Ashton Kutcher dans Kiss and Kill et donc Josh Duhamel dans Bébé mode d’emploi. Toujours ce même type cool et sûr de lui qui n’est qu’au final que le faire-valoir des névroses de Heigl pour qui il finit de toute façon par craquer, méprisant les bimbos qui le courtisent. Ca ressemblerait pas un peu au mec lambda qui arrive à séduire la super bombe? Pourquoi la version féminine poserait problème?

Le film lui-même est moins nul que son titre français. L’original, « la vie telle qu’on la connaissait », suggérait un fond plus fouillé.  Quelques bonnes répliques (« t’es trop moche pour pas être intelligent ») agrémentent une histoire courue d’avance. L’idée de ces deux personnes qui se détestent obligées de vivre ensemble pour élever le bébé d’un couple d’amis décédés donne  à cette comédie un peu de profondeur. Dommage que comme le disait Johnny Depp à propos de Meutre en suspens, il y ait un peu trop de Paramount dessus. Sur l’histoire et sur la mise en scène. Comprendre que les bonnes manières d’Hollywood (valeur famille, lumière trop propre, musique mielleuse) gâchent un peu le sujet principal: l’apprentissage des sacrifices de la parentalité.

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1 commentaire sur “Bébé mode d’emploi, de Greg Berlanti”

  1. Barbara:

    Ce film est intéressant parce que son essence, qui se perd parfois dans le drame sentimental, parle des défis et des changements impliqués dans la parentalité dans la vie d’une personne ou un couple.

    Je pense que Duhamel et Heigl ont fait un bon travail dans leurs rôles opposés, et la constante participation des voisins est 100% la idée du style de vie dans la communauté à l’Américain.

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