le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Maverick | le 20 septembre 2010 | 1 commentaire
DEAUVILLE: 6 jours à la plage

Lundi selon Ripley

12 cm de talon. Découverte du festival, la grande salle du CID déchire, sièges moelleux, on en reparle dans 15 films, le staff est gentil, le public proche de la fin. Un premier film très beau, très conceptuel. Plein de gens partent pendant la première heure. Le jury a l’air de s’ennuyer ferme, ce sera le cas toute la semaine. Ca m’embête pour les gens qui font la queue et qui paient leur pass à la journée 30 € juste pour voir Emmanuelle Béart, qu’elle soit tout le temps au téléphone et en lunettes de soleil.

 Plus tard je me jette sur Diego Luna. Il y a de quoi. C’est cliché mais le Mexicain, avec son film sélectionné grâce à un producteur américain apporte un peu de bonne humeur, mais pas trop en projection et en conf’ de presse. Je suis déjà épuisée.

Mardi d’après Maverick

2ème jour et déjà réveil difficile. 1 journée= 4 films, 2 conférences de presse, 1h de route et 120 minutes de rédaction. Rythme de festival. Heureusement, même en milieu de matinée, il reste des places sur le parking gratuit entre le Morny et le Casino, les deux cinémas bis du festival. America Ferrara aka Ugly Betty est là pour présenter The Dry Land qu’elle produit. Sa robe bleue est jolie et décolletée. Ripley brave la foule pour gratter une photo exclusive. America me  fixe en conférence de presse. La coquine.

 

Buried, prononcez buriaid selon Gerard Chargé de cinezoom, fait un tabac chez les festivaliers grâce à son concept malin.

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Mercredi selon Ripley

9 cm de talon. Temps de merde, je suis de moins en moins au fait de l’heure et du jour. Aujourd’hui Maverick sera Œil de Lynx, parce que j’aime pas mettre mes lunettes dans la rue. Du coup, je verrais pas mère sur le trottoir d’en face.

13 H 00 : pique-nique. Maverick identifie Alistair Griffin Banks et Brady Corbet, 90 °, 50 m 0uest. On discute avec eux pendant 30 minutes. C’est fou ce que des types mignons peuvent avoir comme trucs intéressants à dire. Ces deux-là partiront sans rien alors qu’ils font avancer le cinéma. Je leur file quand même mon numéro de téléphone. On ne sait jamais.

18 H 45 : Œil de Lynx m’attrape par le bras alors que je traversais n’importe où. Il a aperçu Bruno Cras qui accepte une petite interview. On discute avec lui de nos goûts, des siens, de sa vision du cinéma. Rafraîchissant. Son degré d’analyse me file un peu le cafard car je me dis qu’on a du boulot.

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Jeudi d’après Maverick

Événement. Annette Bening est sur les planches. Mother and  Child, film de gonzesses et futur Grand Prix du jury, fait pleurer les festivaliers. Les questions en conférence de presse chagrinent les journalistes. « Quelle type de mère êtes-vous? », « Qui inviteriez-vous à dîner?  » Gérard Chargé de Cinezoom n’y est pour rien cette fois- ci.
Après le 2e film du jour, les adolescents allument une cigarette et débattent de The Myth of the American Sleepover. Les adjectifs chiants et longs reviennent avec insistance. Bouille juvénile et converse aux pieds, le réalisateur David Robert Mitchell n’est pas d’accord.
« Etudier à Harvard pour jouer toujours le même rôle dans des merdes pareilles… » Ripley n’a pas aimé Love and Other impossible pursuits, mélo malhonnête. Le visage de Natalie Portman fait quand même partie des images les plus agréables à regarder sur un grand écran.

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Vendredi selon Ripley

8 cm de talon. On est en avance alors on va mettre les pieds dans l’eau et profiter du soleil de fou qui s’abat sur la Normandie. La mer est magnifique et la plage vide. On kiffe. Trop court mais doux moment. C’est parti pour 4 films. Le soir, Kaboom mais surtout Fair Game, nous aèrent le bulbe après 2 derniers films de la compète pas du meilleur cru. Fair Game est peut être le meilleur film de la semaine, facture classique et efficace, belle histoire.

Décidement à Deauville comme ailleurs, Dieu Bénisse l’Amérique.

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Samedi d’après Maverick

Grasse matinée, enfin! Les pré-adolescentes en ballerines remplacent les retraités en mocassins. Zac Efron est là. La foule se masse pour entrer sous la tente des conférences de presse. Zac est beau. Zac s’est laissé poussé la barbe. Zac a appris l’hypocrisie hollywoodienne (« Kim Basinger est aussi belle que gentille » , « mon jeune partenaire est incroyable », « j’adore Deauville« ). Derrière nous, une maman demande à sa fille si Zac est gay. Elle interrogera son ami homo puisqu’ »ils se sentent entre eux ces gens-là ». En salle de presse, Gérard Chargé-Cinezoom, est survolté. Florilège: « j’ai pas pu voir le film, c’était le soir du match de  l’équipe de France », « avec mes questions, je passe souvent pour un intellectuel », « des mecs comme moi, on dérange »… La vie sans Gerard, ce serait quand même plus triste.
Dans la longue file d’attente pour le Woody Allen, des petits malins grugent. Un monsieur va les recadrer fermement. Merci monsieur. Comme toujours chez Woody, du jazz accompagne le générique de fin. Dehors, il fait un peu frais. Deauville, c’est terminé.

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1 commentaire sur “DEAUVILLE: 6 jours à la plage”

  1. Enguerran:

    Belle couverture du festival, même si ça manque un peu de photos avec Gérard et son équipe…

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