



Woody Allen pour clore le festival de Deauville, c’est une bonne idée. Ce nouvel épisode Londonien porte sa pâte inimitable, du générique de début celui de la fin. Avec la lumière arrêtée dans le temps du cinéma allenien, et milles autres trouvailles, qui filmées par n’importe qui d’autres que lui, donneraient lieu à un grand n’importe quoi. Si l’Elixir d’amour de Donizzetti avec Antonio Banderas est un rare moment de bonheur, ainsi que la scène d’explication entre cet extraordinaire personnage secondaire et celui de Naomi Watts, le reste passe avec une certaine langueur confortée par une galerie de personnage peu appréciables et un scénario à l’écriture plus molle qu’à l’accoutumée.
Le film glisse ici avec la nostalgie de retrouver un ami qui ne vieillit décidément pas bien, malgré de très beaux restes.
You’ll meet a tall dark stranger est une farce que nous fait le plus sympathique des escrocs. W. Allen n ‘a rien de special à dire, alors il se carapate sous une citation de Shakespeare :
« it is a tale, Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.” (Macbeth, Act V, Scene v)
Il a bon dos Shakespeare.
Un talent de réalisateur immense pour un film qui ne signifie absolument rien. Il va falloir penser à arrêter de faire l’idiot.
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