le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
De la suite dans les idées
par Maverick | le 7 septembre 2010 | Pas de commentaire, une réaction ?
DEAUVILLE, Buried (compétition)

Il y a eu les multiples points de vue de Rashomon, le plan-séquence géant de La Corde, la caméra subjective de La Femme défendue de Philippe Harel, le faux huis-clos de Phone Game ou la vague des films à la projet Blair Witch. Buried constitue, comme ses prédécesseurs, un défi de cinéma. Plus fort encore que Cube. Comme son titre l’indique, le film raconte l’histoire d’un homme enterré.  Pendant une heure et demie, Rodrigo Cortès filme Ryan Reynolds et uniquement Ryan Reynolds, coincé dans un cercueil.

 Le réalisateur espagnol ne triche pas en recourant à de pratiques flash-backs. Une vraie gageure. L’idée de départ – géniale – s’appuie sur un cauchemar commun à toute l’humanité mais derrière, il faut parvenir à la nourrir pour en faire un film regardable.

Forcément, dans 2 mètres cubes, sa réalisation finit par tourner un peu en rectangle mais Cortes a l’intelligence d’introduire un jeu de lumière qui évite les lassitude visuelle du spectateur. Il y ajoute 2 à 3 grandes idées scénaristiques pour relancer son histoire. Rien que ça devrait assurer au film un petit quelque chose lors de la remise des prix. Ryan Reynolds, seul et allongé, pendant 90 minutes s’en sort très bien. Le public arrêtera peut-être un jour de le prendre pour le rigolo beau gosse de ses premiers rôles. A défaut du délire claustrophobique espéré, c’est LE film malin de l’année.

Si la mise en scène manque un peu de puissance dans son ensemble, Buried offre au spectateur un final pas piqué des hannetons.  Et dans l’essai qui finira bien par paraître un jour sur la place du téléphone portable au cinéma, le film aura obligatoirement droit à quelques pages d’analyse.

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