



Est-ce qu’un premier film est comme un premier roman, un règlement de compte psychanalytique avec un problème central ? Pour Diego Luna, qui dit en conférence de presse que les psys aiment bien mettre les choses dans des cases, c’est plus compliqué que cela. C’est sans doute la raison pour laquelle son Abel a une certaine saveur.
Film de filou, Abel n’a pas grand-chose à faire à Deauville. Réalisé par un Mexicain au Mexique et en espagnol, il doit sa sélection à la co-production de John Malkovich. Du coup, il remet beaucoup d’humanité dans la sélection puisque Diego Luna déclare avoir attendu d’être père pour faire ce film. Ce n’est pas follement original de traiter de la famille dysfonctionnelle. Ca l’est de passer par un enfant atteint par le départ du père au point d’avoir cessé de parler et qui se remet à parler pour incarner le père de famille traditionnel absent de la maison. Ce qui m’a étonnée c’est l’équilibre entre la dureté du propos (un enfant complètement fou), et une mise en scène suffisamment légère pour rendre l’histoire supportable. Sans doute le fantôme d’un certain cinéma américain indépendant qu’il fréquente en tant qu’acteur.
Dans la même veine:
- Abel, 3 questions à Diego Luna
- Miss Bala, de Gerardo Naranjo
- 80 jours, de J. Garano et J.M Goenaga
- Deauville, moment critique.
- Casa de mi padre, de Matt Piedmont
Le poster sur votre profil Facebook
Tags: 2 étoiles, cinéma américain, deauville, diego luna, enfant, festival, Mexique
Contactez-nous
RSS
TWITTER
FACEBOOK
