le blogbuster - Chroniques cinéma de Ripley et Maverick
par Ripley | le 6 septembre 2010 | Pas de commentaire, une réaction ?
Abel, 3 questions à Diego Luna

D’où vient l’idée de cet enfant malade qui s’imagine père de famille?

La genèse de l’histoire est liée à mon père. Je suis allé voir avec lui une adaptation de Hamlet à Londres et l’acteur avait une tête d’enfant. Nous n’avons pas aimé la pièce mais pendant le dîner, nous sommes fait la remarque qu’un acteur, c’était une bonne idée pour jouer Hamlet. Je me suis dit qu’on pourrait faire un Hamlet de 9 ans un jour. D’où l’idée de ce film. Il faut que l’enfant revenu à la maison prenne la place du père disparu.

Qu’il devienne le roi avant qu’il ne soit prêt. J’imagine que c’est un peu autobiographique. Ma mère est morte quand j’avais deux ans. J’ai commencé à travailler dans le cinéma quand j’avais 6 ans pour être plus proche de mon père qui était décorateur au théâtre et à l’Opéra. Je voulais  faire partie de son monde. Enfin, c’est ce qu’un psy dirait!

Votre expérience d’acteur auprès de grands réalisateurs vous a aidé pour ce premier film?

Tout réalisateur a une influence. Bonne ou mauvaise. Alfonso Cuaron m’a le plus marqué parce que j’ai bossé avec lui à 19 ans, un moment très important de ma vie. C’était sur Y tu mama tambien avec Gael Garcia Bernal. Je travaillais n’importe où et sur n’importe quoi pour payer les factures. Je ne faisais pas attention à ce que je tournais. Alfonso m’a remis sur le droit chemin de la qualité. Aujourd’hui, je voudrais racheter les DVD de certains de mes anciens films!

Quelle relation entretenez-vous avec Gael Garcia Bernal, co-producteur d’Abel ?

 Les distributeurs auraient adoré qu’il joue dans le film! On est toujours impliqué dans ce que fait l’autre. Pour nous, faire des films, c’est un rêve d’orphelin parce qu’on se fabrique sa propre famille. Si vous trouvez quelqu’un de bien, il faut le garder.

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