



J’apprends ce matin qu’Alain Corneau est mort. Ce serait l’occasion de revenir sur sa filmographie, mais elle ne me passionne pas particulièrement, je sais, c ‘est moche.
De son dernier film, que j’ai vu samedi soir, il ne me reste déjà pas tant de choses, c ‘est encore plus moche. Où plutôt si, une forme d’énervement. J’ai lu partout depuis ce matin qu’Alain Corneau avait voulu denoncer la violence en entreprise, à travers il est vrai un bel effort de direction artistique, dans les gris et gris plus clair, dont il aurait se contenter, car tout le reste est très caricatural.
Et puis le dernier hommage qu’on puisse lui rendre c ‘est de rappeler que son film s’appelle crime d’amour, et pas crime dans une multinationale, et que de ce que j ‘en ai compris, ça parlait d’amour déçu et d’humiliation plus que de capitalisme sauvage. Ca parlait de gens que sont des monstres froids, et qui manigancent pour qu’on les aime, où pour qu’on les admire, parce que de mon humble opinion, Alain Corneau aura eu le mérite de s’interresser aux limites, ou à l’absence de limite, des hommes et des femmes entre eux. Un cynisme que j’ai trouvé interressant, loin du pseudo discours social dont on l’affuble depuis ce matin. Comme quoi il m’en reste quelque chose finalement, de ce dépassement de soi dont on est parfois capable pour faire le mal.
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