In the Air, de Jason Reitman (à lire après celle de Maverick).

in the air 28

Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage +++

Maverick coeur romantique, comme Clooney. Le Poème de Du Bellay continue ainsi « Et puis s’est retourné, plein d’usage et raison, vivre entre ses parents, le reste de son âge« . Reitman est comme Du Bellay, il veut arrêter le voyage éternel de Clooney, qui, quand on lui demande d’où il est répond « I’am from here », c’est à dire dans un avion. Je crois que Reitman perd pied en plein vol et ne sait plus trop où il en est à la fin.

En Amérique, la famille et l’amour gagnent toujours à la fin, chez les mafieux, les flics et les braves gens. Reitman a le mérite d’essayer de fendiller le vase, et de nous faire aimer ce type sans attaches. Du coup, on se pose des questions avec lui (voir Maverick). Le vrai héros du film pourtant ce n’est pas cet homme qui veut arrêter le temps. Mais la femme qu’il rencontre et qu’il aime, qui a les répliques les plus drôles, les plus pleines d’esprit, et les pieds sur terre. C’est Véra Farminga, extraordinnaire alter ego de Clooney. Et elle choisit de dealer avec sa liberté; elle est la vraie parabole de l’histoire.

Alors oui, Reitman est un poil réac, et la libre interpretation faite par Maverick de la fin ( et donc de la morale) ne me convaincs pas. Pour autant, son film est très drôle, très bien filmé, impécablement interprété, et on a beaucoup de plasir à triturer nos obligations familiales et notre lâcheté face à tant de talents.

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One Response to “In the Air, de Jason Reitman (à lire après celle de Maverick).”

  1. Barbara Says:

    C’est vrai, Il dit « I am from here  » parce que il ne sait plus où il est, il ne connait pas une autre vie que ça: « Up in the Air », et très très loin de la terre.

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