Away we go, de Sam Mendes

+++ There you should go!
Quand son nom apparaît en grand sur l’écran de la salle 21 de l’UGC Ciné-Cité Bercy, je me refuse à y croire. Je l’ai toujours trouvé surcôté, survendu, sur-tout. Et pourtant, il faut me rendre à l’évidence : j’ai (beaucoup) aimé un film de Sam Mendes. Peut-être parce que cette fois il n’y avait pas Kate Winslet et un film sans Kate Winslet, c’est toujours mieux qu’avec. Un couple d’Anglais surestimés. Voilà comment je les vois ces deux-là.
Pour me forcer à m’énerver, je me dis qu’Away we go n’est que l’énième « nouveau phénomène du ciné indépendant US » qu’on nous refourgue chaque automne. Garden State, Little Miss Sunshine, Juno… A chaque fois, un titre anglais, un mec qui chuchote derrière une guitare en guise de bande-son, un peu de caméra à l’épaule, des couleurs ternes, une barbe, des personnages barrés, un décor de banlieue triste, une pointe de road-movie et des dérèglements familiaux. Les ingrédients sont différents mais le principe est le même que les blockbusters de l’été: une recette. Même avec cet argument-là, je n’arrive pas à me convaincre.
Away we go parle de couple comme Revolutionnary Road, le précédent film de Mendes. C’est son total négatif. Pas ambitieux, pas glamour, personnages principaux sympathiques, rigolo, optimiste, maternité heureuse (« voir ton sourire sur son visage »)…Je pense que chaque homme aimerait pouvoir regarder sa compagne avec la douceur, la bienveillance et la tendresse qui habitent John Krasinski à chaque fois qu’il pose les yeux sur Maya Rudolph. De l’amour sans niaiserie (« je te promets de t’aimer même si je n’arrive plus à trouver ton vagin »), un rafraîchissement quotidien pour retenir cette routine qui détruit la vie à deux (les cris soudains pour remonter le pouls du bébé), un épuisant travail de tous les instants. Le personnage masculin le fait avec une facilité désarmante.
Ce couple idéal de post-adolescents que la maternité met sur la route de la maturité, on a envie d’y croire. Mais tout ça, ç’est du cinéma. Et quand les portes de la salle 21 s’ouvrent, le monde réel se rappelle au bon souvenir de ceux qui la quittent. Pendant une belle heure et demie, ils l’avaient un peu oublié ce monde-là. Grâce à Sam Mendes.
Dans la même veine:
- Les noces rebelles, de Sam Mendes.
- Marley & moi, de David Frankel
- Ma vie pour la tienne, de Nick Cassavetes.
- The Reader, de Stephen Daldry
- L’âge de glace 3, de Carlos Saldanha
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Tags: amour, cinéma indépendant, john krasinski, maternité, recette, tendresse, ugc ciné-coté bercy




novembre 9th, 2009 at 10 h 06 min
Rien à redire….
novembre 9th, 2009 at 14 h 15 min
Then I’ll go.
janvier 2nd, 2010 at 0 h 09 min
Je suis un peu étonnée par ton romantisme sur ce coup là. Le message est un peu : ce qui peux vous arriver de pire en ayant des enfant c’est d’arrêter d’être drôle…Très bourgois quand même. Indéniablement joli mais bourgeois.
janvier 10th, 2010 at 5 h 56 min
J’ai aimé ce film! J’ai aimé la façon dont ils découvrent qu’ils ont plus que leurs couples-amis, et comment pendant leurs voyages, ils arrivent à trouver leur voie, et leur place dans le monde.