



Il y a une jolie scène dans le raté l’Attaque du métro 123. De celle que seul Hollywood sait faire. Avant de partir remettre une rançon à un terroriste (John Travolta), Walter Garber (Denzel Washington) appelle sa femme qui lui ordonne de ramener une bouteille de lait. On appelle ça une respiration. Ou comment relâcher la tension dans une histoire de prise d’otages dans le métro new-yorkais (le titre français est à cet égard d’une clarté inattaquable).
Le problème, c’est que des scènes de ce genre, il y en a plein d ‘autres, toutes moins réussies, donc la tension n’existe plus. Surtout que, comme souvent, John Travolta (sur)joue mal et que, nouveauté, Tony Scott tourne comme son frère Ridley, c’est à dire façon années 80. Voilà qui étonne de la part de l’unique réalisateur assez couillu pour faire des films hollywoodiens expérimentaux. Domino, Déjà-vu ou Man on fire constituaient de véritables expériences visuelles, avec un travail captivant sur l’image au travers de filtres par centaines et de montages délirants. Avec l’Attaque…, Tony s’est normalisé, incapable d’exploiter les immenses ressources des sous-terrains new-yorkais. Et puis, j’adore Denzel mais il faudra bien qu’il prenne des risques pour retourner un jour dans un chef d’oeuvre à la hauteur de son immense prestance. Ce serait triste qu’il ne laisse au monde que le souvenir de ses séries B.
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